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Acouphène : stratégie de prévention

Comment prévenir les acouphènes ? Le guide des meilleurs stratégies de prévention

Comment prévenir les acouphènes ? Existe-t-il une stratégie que nous pourrions adopter afin de nous préserver nous-même, ou bien protéger nos proches, de ces symptômes acouphéniques dont la pénibilité au quotidien est plus qu’avérée ? Prévenir les troubles auditifs grâce à une hygiène sonore, une meilleure gestion du stress, une plus grande attention portée à nos oreilles et aux médicaments que nous avalons semblent être des pistes plus que sérieuses. Prendre conscience du rôle de l’alimentation, de l’hygiène de vie et accorder une attention particulière aux signes précurseurs qui caractérisent la fatigue auditive sont autant de choix qu’il nous est possible d’appliquer au quotidien pour nous prémunir de la survenue de ce pensionnaire indésirable qu’est l’acouphène. Ce dossier vous fournira un tour d’horizon des meilleures stratégies de prévention en matière de symptômes acouphéniques.

Prévention des acouphènes et hygiène sonore

En matière de prévention des acouphènes et autres troubles auditifs, une stratégie de base consiste à veiller à ce que les stimuli sonores qui vous parviennent tout au long de la journée soient d’une intensité faible à modérée. En effet, si le volume est trop haut, le risque de dommage grimpe en flèche avec, comme séquelles potentielles, certains dysfonctionnements de l’appareil auditif.

Soyez vigilant vis à vis de votre environnement sonore

Afin de minimiser les chances qu’un acouphène apparaisse, il est fortement recommandé d’éviter toute exposition à des bruits forts, qui plus est lorsque l’exposition à ces derniers est prolongée. En effet, il est communément admis qu’au delà de 85 décibels, il y a danger pour l’appareil auditif.
 
Il faut savoir que nous naissons tous avec un capital auditif. Notre oreille interne est tapissée de cellules sensorielles, appelées cellules ciliées, dont la fonction est de transformer les vibrations sonores en un signal nerveux interprétable par le cortex auditif, l’aire de notre cerveau qui traite les sons.
Or, chez nous autres être humains, ces cils vibratoires ne possèdent aucune capacité de régénération. C’est la raison pour laquelle on parle en général d’irréversibilité de la perte auditive.
 
Prenons conscience que, au sein des grandes villes et des environnements urbains denses, le bruit ambiant correspond à peu de chose près à 85 décibels. Pour mémoire, il convient de rappeler que le seuil d’inconfort auditif a été fixé à 90 décibels et que celui de la douleur à été établi à 115 décibels.
Une solution consiste à télécharger une application de mesure du volume sonore. Directement installée et accessible sur votre smartphone, elle vous fournira une précieuse aide lorsqu’il s’agira d’identifier un environnement sonore potentiellement dangereux.
 
Si votre marge d’action est réduite et que vous ne pouvez vous soustraire, du moins durant un temps, à un tel environnement, nous vous recommandons d’opter pour l’utilisation de boules Quies®, de bouche-oreilles en mousse ou bien encore de coquilles protectrices. Ces dispositifs d’atténuation peuvent être aisément utilisés dans des contextes de travail, de transport, de festivité ainsi que chez vous, dans le contexte domestique.
Il est à noter que les personnes dont la profession induit une exposition au bruit sont en première ligne. Il en va ainsi, pour ne citer que quelques exemple, des chauffeurs routiers, des garagistes, des ouvriers en bâtiment, des personnes travaillant en milieu industriel ainsi que des musicien.

Prévention des acouphènes et musique au casque

Comme beaucoup, vous utilisez peut-être un casque audio pour écouter votre musique. En effet, avec l’explosion planétaire des smartphones, chaque individu « connecté » est un potentiel consommateur de musique « casquée ».
 
Casque intra-auriculaire, casque supra-aural, casque circum-aural, casque ouvert et casque fermé sont autant de manière de profiter pleinement de votre musique même lorsque l’environnement s’avère bruyant.
Et pourtant, il est à présent de notoriété publique que ce type d’écoute peut se révéler très risqué et dommageable pour la santé de votre système auditif. Voici donc quelques bonnes pratiques afin de tirer le meilleur parti de vos écouteurs sans compromettre vos capacités d’audition.
 
✔ Il est avant tout recommandé de ne pas dépasser 50% du volume maximum.
 
✔ Il est également vivement conseillé d’éviter l’écoute lorsque vous vous trouvez immergé dans un contexte bruyant. En effet, cela ne fera que vous encourager à monter le volume ce qui est totalement contre-productif.
 
✔ Utilisez uniquement des casques ou écouteurs qui respectent les normes européennes en vigueur. En effet, ceux-ci limitent en général le volume d’écoute à 100 décibels.
 
✔ Limitez votre durée d’écoute à 20h par semaine si le volume est modéré. Limitez-vous à 4h hebdomadaire si le volume avoisine ou dépasse les 100 dB.
 
✔ Enfin, nous vous recommandons d’investir dans un casque NCH (Noise cancelling headphones) lequel propose une technologie de réduction des bruits extérieurs. Le gros avantage de cette technologie est de vous permettre une écoute à moindre volume car les sons environnants auront été préalablement et en partie « gommés ». Cette solution s’avère beaucoup plus confortable tout en préservant votre capital auditif.
 
Prenez le contrôle de vos acouphènes grâce à la solution numérique Diapason

Prévention des acouphènes et concerts/discothèques

Lorsque vous fréquentez ce type d’environnement connu pour son fort volume sonore, la vigilance est de mise. Là aussi, voici une certain nombre de bonnes pratiques qui vous aideront à mieux gérer ce genre de situations.
 
✔ Pour commencer, tenez-vous à bonne distance des sources de bruit, à savoir les baffles et enceintes. Évitez surtout de passer juste devant celles-ci, le traumatisme occasionné pourrait être extrêmement dommageable.
 
✔ Astreignez-vous à marquer des pauses régulières : par exemple, 30 minutes toutes les 2h ou bien 10 minutes tous les trois quarts d’heure.
 
✔ Ayez conscience que dans ce genre de contexte, l’abus d’alcool ainsi que la prise de médicaments sont en mesure d’altérer, de manière plus ou moins prolongée, votre perception du volume sonore. Dans ce cas, une ambiance au delà de 100 dB pourra être perçue comme modérément forte. Cette illusion constitue un facteur de risque supplémentaire pour vos oreilles.
 
✔ Si le concert ou la discothèque que vous fréquentez semble dépasser les 110 dB, il est vivement préconisé de s’abstenir d’y rester plus de 2h.
 
✔ Nous vous recommandons également d’opter pour le port de protections adaptées comme par exemple des bouchons d’oreilles ou une coquille protectrice. Pour éviter toute variation brusque du niveau sonore perçu, il est conseillé d’apposer et de retirer ce type de protections dans un endroit à l’écart, plus calme. Qu’ils soient composés de mousse à mémoire de forme, de silicone ou de cire, les bouchons auriculaires présentent l’avantage d’être financièrement accessibles et trouvables en grandes surfaces ainsi qu’en pharmacies.
 
Cependant, il est à noter que, s’ils réduisent considérablement les risques de dommages auditifs, ces bouchons ne peuvent empêcher certaines fréquences d’atteindre les cellules ciliées de l’oreille interne. Incapable de filtrer correctement les sons au delà de 100 décibels, ce type de protection présente une efficacité limitée lors de concerts ou en boîte de nuit, environnements où le volume passe allègrement les 100 dB et peut aller jusqu’à 120 dB. Si vous souhaitez minimiser les risques, mieux vaut opter pour des bouchons d’oreilles à filtres acoustiques qui seront à même d’atténuer le volume de 30 dB dans un milieu de 60 à 120 dB. Ce genre de protection est généralement vendu à moins de 100€.
 

Prévention des acouphènes et gestion du stress
Nous savons aujourd’hui que les états émotionnels toxiques tels que l’anxiété, l’angoisse, la panique, la colère et le stress constituent des facteurs aggravants susceptibles de provoquer, alimenter et pérenniser les symptômes acouphéniques.
 
En effet, il est à présent avéré que acouphènes et émotions sont étroitement corrélés. Voilà pourquoi il est extrêmement pertinent, dans le cadre de la prévention des acouphènes, de combattre ces états émotionnels nuisibles afin de réguler la gène causée par les acouphènes.
 
La pratique de la relaxation, de la méditation et du yoga, pour ne citer que quelques exemples parlants, s’avère sans nul doute bénéfique dans le cadre de la diminution des tensions.
Gardez à l’esprit que le symptôme acouphénique n’est pas seulement le fruit d’un dysfonctionnement de l’oreille. Le cerveau y joue un rôle prépondérant car c’est lui qui a la charge de traiter la sonorité et l’influx nerveux associé. Le cortex auditif et le système limbique (siège des émotions) vont conjointement traiter l’information et on sait aujourd’hui que plus l’état émotionnel est perturbé, plus la perception de l’acouphène sera prononcée.
 
Des disciplines telles que la sophrologie, l’hypnose, la méditation et l’aromathérapie peuvent apporter une aide précieuse. Beaucoup d’autres médecines douces sont également en mesure de contribuer au rééquilibrage du système émotionnel.

Évitez le silence absolu

Ce conseil est valable pour toute personne acouphénique, cependant, il s’avère encore plus judicieux lorsque l’on souffre d’hyperacousie, qui est une intolérance au bruits forts. Il est alors préférable, dans ce cas, d’éviter de se retrouver face au silence. Pourquoi ? Eh bien, parce que le silence peut renforcer la sensibilité du système auditif avec pour conséquence de rendre l’individu encore plus vulnérable face aux stimuli sonores. Cela signifie que le seuil d’inconfort s’abaisse.

Prenez soin de vos oreilles au quotidien

L’oreille est un organe complexe qu’il est possible de préserver grâce à une maintenance quotidienne somme toute assez simple. Il est par exemple conseillé de limiter l’usage de cotons tiges lesquels, en tassant la cire au fond du conduit auditif, ne font que favoriser l’apparition de bouchons de cérumen. En cas de suspicion d’otite ou en cas d’écoulement au niveau de l’oreille, évitez d’immerger votre tête sous l’eau et consultez votre généraliste ou un oto-rhino-laryngologiste.

Prévention des acouphènes et médicaments ototoxiques

Un médicament est dit « ototoxique » lorsqu’il représente un risque de détérioration pour le système auditif. C’est souvent suite à une posologie à haute dose que ce type de médicaments peuvent se révéler dangereux.
 
C’est le cas par exemple de l’aspirine, des contraceptifs oraux, de certains diurétiques, de la quinine et de certains anti-inflammatoires non stéroïdiens.
Si vous soupçonnez un médicament d’être à l’origine de troubles auditifs, nous vous recommandons de vous rapprocher de votre pharmacien ou médecin traitant afin que la piste puisse être validée ou écartée.

Prévention des acouphènes et alimentation

Comme c’est le cas avec toute fonction métabolique et organique, la manière dont vous vous alimentez a un impact majeur sur le fonctionnement de votre organisme et la qualité de votre santé. Au sujet des acouphènes, il est fait état de plusieurs recommandations dont nous avons tiré un certain nombre de bonnes pratiques.

Évitez la surdose de sel

Le sel est connu pour favoriser l’augmentation du flux sanguin, notamment au niveau des oreilles. Cette excès de pression sanguine peut se révéler dommageable pour l’appareil auditif, entraînant la survenue de sifflements et bourdonnements dans les oreilles. Le surdosage en sodium peut entraîner une rétention des fluides corporels ainsi qu’une augmentation de la pression intra-auriculaire pouvant mener à un acouphène.

Surveillez votre consommation de graisses

Les symptômes acouphéniques peuvent parfois être la manifestation d’un problème de circulation du à des anomalies artérielles ou veineuses. Voilà pourquoi il est important de préserver au mieux votre système cardio-vasculaire en régulant votre consommation d’aliments riches en cholestérol tels que le beurre, les œufs, les viandes grasses, le fromages et la charcuterie.

Diagnostiquez d’éventuelles allergies alimentaires

Les allergies alimentaires sont soupçonnées de provoquer certains symptômes pénibles tels que les céphalées, la congestion nasale et sinusale ainsi que les bourdonnements d’oreille. Certaines personnes souffrants d’acouphènes constatent une augmentation de leurs acouphènes suite à la consommation d’agrumes, de lait, de soja, de bananes mûres, de fromage et de chocolat. En tout état de cause, il est vivement recommandé de consulter un médecin allergologue en cas de doute subsistant vis à vis d’un ou plusieurs aliments potentiellement allergènes.

Identifiez les facteurs aggravants

Il n’est pas rare que certains aliments puissent constituer un facteur d’aggravation des symptômes acouphéniques. Il en va ainsi, par exemple, avec l’alcool, la caféine, le tabac et les boissons très sucrées ou contenant de la quinine (certains sodas). De plus, modérer la consommation de ce type de produits apporte en général des bienfaits qui dépasse le stricte cadre des acouphènes.

Optez pour une supplémentation en vitamine B9

Plusieurs études ont mis en lumière une corrélation entre vitamine B9 (acides folates) et audition. Avec ses cousines les vitamines B12 et B6, elle présenterait des vertus régulatrices du taux d’homocystéine dans le sang.
 
Une équipe de chercheurs de l’Université de Wageningen et de l’hôpital universitaire de Maastricht, aux Pays-Bas, avance que l’homocystéine, qui est un acide aminé, serait agressif pour les vaisseaux sanguins ce qui, en matière d’acouphène, peut être considéré comme un facteur aggravant.
La vitamine B9 existe à l’état naturel dans les choux de Bruxelles, le jus d’orange, les épinards et la betterave. Les feuilles de navet, les légumineuses, les pois chiches et les asperges sont également de bonnes sources de folates.

Privilégiez les nutriments qui protègent l’audition

Nous avons précédemment parlé des folates qui régulent le taux d’homocystéine dans le sang et dont on sait qu’une présence excessive est souvent associée à une perte d’audition.
 
Les caroténoïdes, en particulier l’astaxanthine et la vitamine A auraient également des propriétés conservatrices et protectrices pour le système auditif.
 
Des études ont montré que le zinc pourrait être utile dans le traitement des pertes d’audition neurosensorielles idiopathiques soudaines (SSNHL). Il s’agit d’une baisse soudaine, inexpliquée, des facultés auditives. Celle-ci est en général traitée avec des stéroïdes. En outre, le zinc, via ses propriétés antivirales, serait capable de freiner l’évolution du virus responsable du rhume. Mieux, il empêcherait ce dernier de se concentrer à la surface des membranes nasales.
Il a également été démontré que le magnésium administré par voie intraveineuse peut être une solution efficace en cas de SSNHL. Une étude a montré que près d’un patient sur deux avait recouvré une audition normale après avoir reçu des injections de magnésium, combinées à des inhalations de dioxyde de carbone et d’oxygène.
 
Le bon apport en vitamine B1 doit également être surveillé. Cette vitamine joue un rôle clé dans la transmission de l’influx nerveux. Voilà pourquoi une carence en vitamine B1 peut provoquer des troubles nerveux susceptibles d’évoluer, entre autre, vers des symptômes acouphéniques.

D’une manière générale, nous pouvons constater que ces divers nutriments « otoprotecteurs » préservent les capacités auditives de différentes façons :
 
✔ Ils ont un effet protecteur et anti-oxydatif sur la cochlée

✔ Ils minimisent les dommages causés par les radicaux libres

✔ Ils fluidifient le sang et réduisent les éventuels dommages cochléaires causés par des dysfontionnements vasculaires

✔ Ils optimisent et régulent le métabolisme de l’acide aminé homocystéine

Prévention des acouphènes et hygiène de vie

Nous savons aujourd’hui que l’hypertension et les anomalies circulatoires telles que l’artériosclérose peuvent être à l’origine de troubles auditifs pouvant se traduire par la présence d’un acouphène. Il est donc primordial, dans le cadre d’une saine prévention, de miser sur une bonne hygiène de vie.

Misez sur l’activité physique

Faire du sport, de manière régulière, adaptée et encadrée, possède une action préventive non négligeable ne serait-ce que du fait de l’amélioration de la circulation sanguine.

Les exercices cardio-vasculaires telles que le fitness, le cross-fit ou bien encore le running auront à coup sûr un effet bénéfique sur l’ensemble du système artériel, veineux et cardiaque.
Nous vous recommandons également de limiter les régimes excessifs qui affectent trop violemment la courbe de poids. En effet, ceux-ci peuvent engendrer des carences propices à déclencher, maintenir ou aggraver les acouphènes.

Apprenez à repérer la fatigue auditive

La fatigue auditive constitue en quelque sorte le faisceau d’indices qui trahit un essoufflement voire, un début de panne, au niveau du système auditif. la bonne nouvelle est que les signes avant-coureurs de la panne sont aisément décelables. Voici quelques manifestations qui doivent attirer votre attention et vous inciter à consulter un spécialiste ORL :

Une perte auditive temporaire

Caractérisée par la sensation de moins bien entendre ou d’avoir les oreilles obstruées, la perte auditive temporaire est un indice qu’il ne faut pas prendre à la légère. En effet, il s’agit avant tout d’un mécanisme de défense de l’appareil auditif visant à atténuer, tant que faire se peut, les effets délétères d’une exposition brusque ou prolongée à un stimulus sonore puissant voire, traumatisant.

Un sifflement dans les oreilles

Symptôme malheureusement trop bien connu des jeunes générations qui fréquentent assidûment concerts et boîtes de nuit, le sifflement périodique n’est autre qu’un acouphène temporaire qu’il convient de prendre très au sérieux. Il témoigne en effet d’un potentiel traumatisme de la cochlée, trauma qui peut bien souvent produire des lésions irréversibles.

L’apparition d’un fatigue sans raison apparente

Lorsque le système auditif est altéré, que l’altération soit de nature éphémère ou chronique, le cerveau va compenser la perte d’audition en allouant un surplus d’énergie pour tenter de mieux saisir le contexte, notamment les conversations. Cela lui coûte un gros effort de concentration qui est immédiatement répercuté sur l’état général de forme. D’où une certaine fatigue.

Des douleurs au niveau des oreilles

Les douleurs auriculaires sont un signal non-équivoque et clair qu’un problème sous-jacent est à l’oeuvre. C’est un signal d’alerte. En temps normal, le seuil de la douleur se situe aux alentours de 110 – 120 dB. Un seuil de douleur inférieur est la manifestation que quelque chose ne vas pas.
 
Il est à noter que le facteur stress peut jouer sur la variabilité de ce seuil.
Quoi qu’il en soit, une douleur dans l’oreille doit automatiquement vous inciter à creuser la question d’une éventuelle fatigue auditive.

Si vous êtes exposé à un bruit continu

Il faut savoir qu’un stimulus sonore continu, même si ce dernier est situé entre 70 et 100 dB, va solliciter votre système auditif sur la même plage de fréquences. Résultat, ce son répétitif va avoir des répercutions néfastes sur la perception de ces fréquences.
 
Une équipe de chercheurs Canadiens à ainsi démontré que des employés de bureau exposés de façon répétitive au bruit émis par les photocopieurs avaient suite à cela subi une perte d’audition correspondant à ces fréquences. Et pourtant, le volume sonore de ces machines était situé en deçà de 80 dB !
Diapason est une solution numérique qui permet aux personnes souffrant d'acouphènes chronique de se soigner à leur rythme

Prévention des acouphènes et consultation d’un spécialiste

En matière de prévention des acouphènes, il est extrêmement important de veiller à être réactif. En effet, on sait que les première 48 à 72h suivant la survenues des symptômes acouphéniques sont cruciales.
En premier lieu parce que cela peut être le signe d’une infection, de troubles vasculaires ou hormonaux, d’un problème dans la région cervicale ou bien encore au niveau des dents.
En second lieu parce que certaines traitements telles que l’Oxygénothérapie HyperBare (OHB) en association à des corticoïdes et à des vasodilatateurs en perfusion peuvent réduire fortement les séquelles liées à un trauma sonore à condition, bien entendu, d’agir vite.
Voilà pourquoi il est plus que recommandé, en cas d’apparition de symptômes acouphéniques consécutifs à un choc sonore, de consulter sans tarder votre médecin voire, un spécialiste ORL.
 
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