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Acouphène : principaux traitements

Quels sont les principaux traitements qui existent aujourd'hui pour faire face à ce mal ?

La grande variété de causes qui peuvent induire des acouphènes laisse percevoir, en toute logique, une grande variété de traitements. Selon que les symptômes acouphéniques seront liées à une pathologie sous-jacente identifiée ou à un dysfonctionnement moins tangible, le praticien pourra opter pour une solution chirurgicale, la pose d’un appareil auditif, la prescription de médicaments ou bien encore un traitement par supplémentation visant à réduire une éventuelle carence. Il est également possible qu’une ou plusieurs solutions alternatives soient la clé qui permette de résoudre la problématique acouphène. Le dossier que vous vous apprêtez à découvrir propose un panorama quasi-exhaustif des traitements envisageables. Considérez celui-ci comme une vaste ressource informative, riche et fouillée, qui vous fournira sur une seule et même page un aperçu global des solutions que vous pourriez envisager. Pas moins de 67 solutions ont été passées en revue. Il va sans dire que, concernant les voies médicamenteuses et purement médicales, une consultation préalable auprès d’un spécialiste ORL est de rigueur.  

Traitement de l’acouphène avec pathologie causale


On parle d’acouphène avec pathologie causale lorsqu’il est établi que les symptômes acouphéniques ont été provoqué par une maladie, une anomalie ou un dysfonctionnement. Le traitement de l’acouphène est alors étroitement lié au traitement de la pathologie sous-jacente.
Sur le plan de la diminution ou de la suppression du bruit parasite, il est clair que le fait de pouvoir diagnostiquer précisément la cause constitue un point positif. La corrélation établie, il suffit de traiter la cause pour neutraliser l’effet.
C’est le cas par exemple lorsque l’acouphène a pour facteur déclenchant des myoclonies ou bien encore un dysfonctionnement de la trompe d’Eustache. Il en va de même en cas d’hémangiome ou de tumeur de l’oreille moyenne.
 
La causalité peut aussi trouver sa source dans la présence d’une fistule périlymphatique, d’une Athérosclérose ou bien encore de la détérioration des cellules ciliées. Le symptôme acouphénique peut aussi être lié à un traumatisme acoustique, à une perte soudaine de l’ouïe, à une presbyacousie ou bien encore à une labyrinthite.
Dans les autres causes possibles, nous pouvons également évoquer une infection des sinus, une maladie auto-immune de l’oreille interne, la présence d’un corps étranger dans le conduit auditif ou bien encore une otite moyenne chronique. Mais il est tout aussi envisageable que la survenue des bruits parasites soit due à un neurinome acoustique, une otospongiose, un barotraumatisme de l’oreille ou bien à une Borréliose.
Le diagnostic du praticien pourra éventuellement mettre en avant une anémie sévère, une maladie de Ménière ou un trouble fonctionnel de l’articulation temporo-mandibulaire. C’est la raison pour laquelle il est fortement déconseillé de faire l’impasse sur des examens approfondis qui permettront peut-être de mettre le doigt sur la pathologie sous-jacente.
 
Peut-être existe-t-il une corrélation avec un traumatisme cervical, une malocclusion dentaire, un taux de cholestérol élevé voire, une Hypertension aigu ou chronique. On pourra également déceler les effets indésirables de certains médicaments, une hypertension intracrânienne, la présence de Diabète ou bien encore un lien avec le tabagisme.
Il existe des dizaines de causes pathologiques possédant le pouvoir de déclencher un acouphène. Ou de maintenir l’intensité de celui-ci. Voilà pourquoi il est important d’investiguer, de creuser pour voir ce qui se cache sous le capot. Serait-ce du à une Spasmophilie ? Un problèmes d’orthoptie ? Une Sclérose en plaque ? Qu’est ce qui se cache derrière l’acouphène ? Une Béance tubaire ? Un Syndrome algo-dysfonctionnel de l’appareil manducateur ? Ou bien faut-il plutôt suspecter une infection cérébrale, le facteur stress, une carence en vitamine B12 ou en zinc…
En matière de pathologie causale, le champ des possible est relativement vaste. N’oublions pas de mentionner l’Hyperlipidémie, l’Hypothyroïdie, l’hyperthyroïdie à moins que cela ne provienne d’ un trouble du sommeil ? Établir un bon diagnostic est une priorité absolue car si une maladie ou un dysfonctionnement peut-être mis en lumière, le traitement de l’acouphène sera grandement facilité. Traiter la cause permettra de neutraliser l’effet.
 
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Traitement de l’acouphène dont la cause est incertaine


Les implants cochléaires

Il s’agit d’un dispositif médical électronique dont l’objectif est de restaurer les facultés auditives de personnes ayant subi une profonde altération de l’audition.
 
Le mécanisme est le suivant : l’implant, composé d’une partie externe et d’une partie interne, convertit les sons en stimulations électriques. Ces dernières sont adressées au nerf auditif. En définitive, l’implant contourne la cochlée, il est capable de la remplacer en cas de dysfonctionnement.

Le port d’une prothèse auditive

Ce type de solution est en général adopté lorsque l’acouphène découle d’une baisse d’audition. Il est en effet avéré que lorsqu’une personne perd de son acuité auditive, cela entraîne mécaniquement un déficit de la stimulation nerveuse. Le système auditif serait alors enclin à intensifier son activité afin de compenser cette perte initiale. C’est cette hyperactivité qui serait à l’origine des signaux parasites suspectés d’engendrer les symptômes acouphéniques. La prothèse, en rétablissant un semblant d’audition normalisée, contribuerait à contenir puis à faire baisser le niveau d’hyperactivité du système auditif.

La pose d’un générateur de bruits blancs

On appelle bruit blanc ou bruit Gaussien un son qui couvre l’intégralité des fréquences humainement perceptibles. Cela pourrait ressembler au son que produit la pluie. Le bruit rose, quand à lui, est également un son régulier. La particularité tient au fait que le volume sonore des fréquences du bruit rose décroît de 3 décibels par octave. On parle de bruit rouge, bruit brownien ou bruit Brown, lorsque cette décroissance correspond à 6 décibels par octave. L’écoute quotidienne de ces différents bruits dits thérapeutiques pourrait aider les personnes atteintes d’acouphène à enclencher plus facilement le fameux phénomène d’habituation qui se traduit par une désensibilisation du cortex auditif à l’égard du bruit parasite.

La thérapie acoustique d’habituation

Egalement nommée T.A.H. (ou TRT en Anglais), la thérapie acoustique d’habituation repose sur le fait de diffuser, via un appareil auditif, un son continu dans l’optique d’éviter le silence. Cette thérapie, basée sur le modèle neurophysiologique de Jastreboff (1990), peut durer de quelques mois à deux ans. L’utilisation du générateur de bruit tend à apprendre au cerveau à modifier sa référence sonore, sur la durée. Le but ultime de ce type de thérapie acoustique est de faire en sorte que les réactions des systèmes nerveux autonomes et limbiques (émotionnels) diminuent, avec pour effet secondaire une baisse notable des symptômes acouphéniques.

La Thérapie Sonore Fonctionnelle

Il s’agit d’une thérapie que l’on peut inclure dans ce que l’on nomme les techniques de musicothérapie. La TSF utilise un type particulier de musique qui posséderait le pouvoir de moduler la synthèse des protéines au niveau périphérique de l’oreille interne. Il existe toutefois assez peu de documentation sur cette méthode laquelle mériterait quelques éclairages scientifiques.

La thérapie sonore Séquencielle

La T.S.S. est une méthode qui consiste à stimuler l’ouïe à l’aide d’un générateur de bruit blanc et ce, à plusieurs reprises au cours de la journée. En général, cela se fait à intervalles réguliers. Cette cure sonique débute en masquant totalement le son de l’acouphène puis, au bout de quelques temps, on diminue progressivement le volume du bruit blanc.
L’idée sous-jacente est d’habituer le cortex auditif à la présence de l’acouphène en essayant de faire en sorte que le cerveau confonde, in fine, ce dernier à la stimulation artificielle produite par le générateur. La durée de ce traitement peut s’avérer assez longue (entre 18 et 24 mois). Il est à noter que cette thérapie est souvent « appareillée » c’est à dire qu’elle est souvent associée à la pose d’un appareil auditif.

La thérapie génique

Cette forme de thérapie est encore en cours de développement bien qu’un premier essai fut lancé en octobre 2014 à Kansas City (États-Unis) auprès d’un groupe de 40 personnes considérées comme étant sourds profonds.
Le but ultime de cette technique est d’obtenir la régénération des cellules ciliées lesquelles, rappelons-le, font partie de la cochlée et jouent un rôle clé dans la perception des sons et leur traduction en signaux nerveux à destination du cortex auditif.
Cette régénération tant espérée repose sur l’injection de molécules spécifiques destinées à activer les cellules souches lesquelles sont en quelque sorte des cellules « neutres » pouvant évoluer vers une fonction précise de l’organisme.
 
Une variante, la thérapie cellulaire, consiste à greffer directement des cellules souches embryonnaires dans la cochlée. Il suffit ensuite de les stimuler de manière à ce que ces cellules « se différencient » c’est à dire qu’elles se transforment en un type de cellules particulier, en l’occurrence, en cellules ciliées.
Cette réparation des fonctions auditives serait un grand pas en avant dans le traitement de la surdité ainsi que dans la neutralisation des symptômes acouphéniques. De grands espoirs sont fondés sur cette forme de thérapie.

La stimulation électro-acoustique
 
L’EAS repose sur la combinaison de deux technologies : l’aide auditive et l’implant cochléaire. Ce traitement s’adresse aux patients qui n’ont subit qu’une perte auditive partielle. Le fait de combiner deux technologie permet de stimuler l’oreille interne sur deux plans : acoustiquement et électriquement. L’idée est de faire en sorte que l’oreille devienne ainsi capable de traiter de manière simultanée des fréquences aiguës et des fréquences graves. C’est à l’appareil auditif que revient la tâche d’amplifier les basses fréquences. De l’autre côté du spectre, l’implant cochléaire stimulera électriquement ce qui correspond aux hautes fréquences.

Le Neurofeedback

Cette technique se fonde sur le postulat, confirmé depuis par les neurosciences, que nous avons la capacité de moduler le fonctionnement de notre cerveau. C’est ce que l’on nomme la plasticité neuronale et la plasticité synaptique. La technique vise également à faire varier l’activité des ondes cérébrales lesquelles sont mesurées en Hertz.
Il est aujourd’hui admis que plus la fréquence d’onde est basse, plus l’activité cérébrale est ralentie.
On parle aussi de Biofeedback EEG (pour électroencéphalogramme) lorsque l’on utilise un appareil de ce type pour obtenir une vision en directe de l’activité cérébrale. Cela permet au patient de visualiser en temps réel les effets qu’induisent ses actions sur la fréquence d’ondes. L’idée est ici d’essayer de reprogrammer le cerveau pour que celui-ci traite l’acouphène différemment et de manière non prioritaire.

La technique de réalité virtuelle

Cette technique, bien qu’encore au stade de l’étude clinique, a le mérite d’être pour le moins originale. Nous savons aujourd’hui que l’acouphène est fréquemment corrélé à une déficience auditive. Lorsque c’est le cas, les bruits parasites sont en quelque sorte des « sons fantômes » créés par le cerveau dans l’unique but de combler l’absence de stimulation sonore due à la surdité partielle.
La technique de la réalité virtuelle entend tromper le cerveau en lui fournissant des informations erronées à analyser. C’est une sorte d’analogie en rapport étroit avec le fonctionnement neurologique des symptômes acouphéniques.
Via un casque de réalité virtuelle, l’acouphène est rendu visible afin que le patient puisse le manipuler volontairement. Le réalisme des situations convainc le cerveau lequel apprend à dissocier le bruit parasite pour, idéalement, pouvoir le tenir à l’écart de la conscience.

La stimulation magnétique transcrânienne

Il s’agit d’une technique médicale mise au point dans les années 1985. Il est bien établi actuellement que les acouphènes chroniques sont associées à l’augmentation de l’activité du cortex temporo-pariétal.
Aprés repérage par IRM (Imagerie par Résonnance magnétique fonctionnelle), elle consiste à appliquer une impulsion magnétique sur le cerveau à travers le crâne de façon indolore en plaçant une bobine à la surface de la tête.
On crée un champ magnétique variable en faisant passer un courant électrique alternatif bien contrôlé dans une bobine de fil de cuivre dans une gaine isolante. Lorsqu’on le place près de la tête, le champ déclenche une activité électrique dans le cortex. Ces champs magnétiques induisent un champ électrique qui modifie donc l’activité des neurones situés dans le champ magnétique de la TMS. Une utilisation courante de la TMS est la stimulation dite répétitive (rTMS) qui consiste à émettre une série d’impulsions pendant un intervalle de temps donné de façon à modifier sensiblement l’activité de la région visée.

La stimulation du nerf pneumogastrique

Egalement connue sous la dénomination de stimulation du nerf vague (VNS) du nom de ce gros nerf qui innerve le pharynx, le voile du palais, le larynx et l’abdomen, cette technique semble favoriser la reprogrammation du cortex auditif. L’idée est en quelque sorte de faire « redémarrer » certains circuits neuronaux spécifiques saturés et hyperactifs afin de revenir à un état antérieur plus sain.
Ce « redémarrage », si tant est que l’on puisse utiliser une analogie informatique, permettrait de diminuer voire, supprimer, les symptômes acouphéniques. Il est à noter que cette stimulation du nerf vague est déjà utilisée depuis plusieurs années pour taiter certains cas d’épilepsies et de dépressions.

La corrections des dysfonctionnements de l’appareil manducateur

La liste des dysfonctionnements de cet ordre compte quatre principales origines : le désordre temporo-mandibulaire (DTM), le désordre crânio-mandibulaire (DCM), l’algie dysfonctionnelle de l’appareil manducateur (ADAM), l’arthromyalgie faciale et enfin le syndrome algo-dysfonctionnel de l’appareil manducateur (SADAM).
Il apparaît que certains facteurs hormonaux pourraient expliquer en partie la survenue de telles affections articulaires. Cela serait du à une trop grande laxité articulaire mais également au processus de dégénérescence du cartilage.
Les conséquences de ces désordres pourraient expliquer l’apparition d’acouphènes. En effet, il semblerait que les contractions du muscle tenseur relié au tympan, contractions qui accompagnent fréquemment le serrage et grincement de dents, soient de nature à favoriser l’apparition de symptômes acouphéniques. Dans ce cas, le praticien pourra opter par exemple pour le port de gouttières, l’injection de toxine botulique ou bien encore la correction de l’articulé dentaire.
 
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L’utilisation du laser

Cette technologie est apparue aux alentours de 2009. Il s’agit d’utiliser un laser à lumière froide d’une puissance de 5mW et d’une longueur d’onde de 650nm pour stimuler la circulation sanguine au niveau de l’organe auditif. La régénérescence des cellules de l’appareil auditif est également recherchée. Le laser aurait pour effet de favoriser l’assimilation de l’adénosine triphosphate par les cellules et de stimuler le métabolisme des sucres.

L’aérateur transtympanique

Egalement connue sous le surnom de « yoyo », cette intervention vise à réaliser une aération permanente de la caisse du tympan. Ceci grâce à un tube creux en plastique ou en métal (en titane par exemple).
Il s’agit d’une intervention chirurgicale qui permet de faire communiquer l’oreille moyenne avec l’oreille externe à travers la membrane tympanique.
Chez l’adulte, cette opération s’effectue en général sous anesthésie locale. La pose d’un aérateur transtympanique vient faciliter l’évacuation des sécrétions accumulées dans l’oreille moyenne. Usuellement adoptée cas d’otites chroniques, la pose d’un ATT constitue un système de drainage qui peut, dans certains cas, entraîner des effets positifs sur la plan de la diminution des symptômes acouphéniques.

L’hémodilution

Il s’agit d’une technique qui vise à dériver une partie du sang du patient afin de le diluer avant de le réintroduire par la suite dans le corps. L’objectif visé est d’optimiser l’irrigation des organes. L’hémodilution est un procédé qui est souvent utilisé dans le cadre de traumatismes sonores aigus. Il peut alors être associé à l’administration de corticoïdes et, parfois, à des séances de caisson hyperbarre.

Les traitements médicamenteux


Il est important de rappeler ici que tout traitement impliquant un praticien formé et spécialisé ne doit être en aucun cas débuté sans l’aval et la prescription expresse d’un professionnel de la santé. Il en est bien entendu de même concernant la prise de médicaments. Quelque soit le principe actif envisagé, il est plus que recommandé de solliciter l’avis et le diagnostic préalable d’un Oto-rhino-laryngologiste ou de tout autre spécialiste des troubles auditifs. 

Les corticoïdes

L’utilisation de corticoïdes constitue en quelque sorte le traitement « standard » consécutif à un traumatisme sonore aigu (TSA) déclenchant des symptômes acouphéniques. L’administration de corticoïdes et de stimulants dopaminergiques peut être une solution à très court terme.

Les anxiolytiques (Lexomil, Temesta, Lysanxia, Xanax)

Les anxiolytiques sont parfois prescrits lorsque surviennent les premiers symptômes. Hélas, ceux-ci ont une nette tendance à créer une accoutumance. De plus, ils ne soignent pas l’acouphène. Leur objectif est de diminuer le niveau d’anxiété ressentie. Ils peuvent représenter une aide sur une courte durée mais ils ne doivent en aucun cas être perçus comme une solution durable.

Les antidépresseurs (Laroxyl, Deroxat, Prozac, Zoloft, Anafranil)

Des molécules telles que la nortriptyline ou bien encore la amitriptyline sont parfois prescrites notamment lorsque l’acouphène est associé à une dépression. Si cela peut apporter une aide chez certaines personnes, il faut toutefois noter que d’après des travaux publiés dans la revue spécialisée Cell Report, les neurones présents dans le noyau cochléaire dorsal seraient sur-stimulés par un neurotransmetteur appelé sérotonine. Or, il apparaît que les antidépresseurs ont tendance à accentuer les effets de la sérotonine dans le cerveau. L’usage de ces derniers est donc à manier avec la plus grande prudence et sous le contrôle régulier du médecin prescripteur.

Les anti-épileptiques

Par exemple, clonazépam (Rivotril). Les médecins présument que cette prescription est en mesure de contenir voire, de neutraliser, l’hyperactivité cérébrale. Avec à la clé une suppression totale ou partielle de l’acouphène.

Les vasodilatateurs (Serc, Extovyl, Vastarel, Trivastal)

Il n’est pas rare que le praticien choisisse de prescrire des vasodilatateurs, notamment lorsque les symptômes acouphéniques datent de moins de six mois. L’idée est de dilater les vaisseaux sanguins et d’augmenter l’afflux de sang, notamment en direction de l’appareil auditif, dans l’espoir que cet apport favorise la régénération des cellules abîmées. A ce propos, il est à noter que le ginkgo biloba demeure une des molécules vasodilatatrices « star ».

Les régulateurs de la dopamine

Des scientifiques de l’Université Georgetown et de l’Université technique de Munich ont mis en lumière le rôle de la dopamine dans la perception des acouphènes. Cette équipe de chercheurs allemands et américains soutient que ce sont les même aires cérébrales qui sont en charge de la perception objective et de l’évaluation subjective des sensations. Plusieurs neurotransmetteurs joueraient un rôle clé dans ces perceptions. Parmi eux, la dopamine et la sérotonine. L’acouphène pourrait provenir d’une perturbation dans la neurotransmission générée par un excès de dopamine. Réguler cette dernière pourrait avoir, dans certains cas, un impact positif sur la diminution de la gêne.

Les agonistes Gabaergiques

L’acide gamma-amino butyrique ou GABA est considéré comme le plus important neurotransmetteur dans le cerveau. En effet, il serait impliqué dans près d’un tiers des synapses du cerveau. Il s’agit d’un neurotransmetteur de type inhibiteur, sa fonction est donc de ralentir la transmission nerveuse. C’est bien ce rôle de ralentisseur qui est intéressant dans le cadre des acouphènes. En permettant de neutraliser l’hyperactivité neuronale des aires liées à l’audition, cette acide aminée pourrait aider à contenir et traiter les symptômes acouphéniques.

Les dopaminergiques et antidopaminergiques

Ils ont la particularité de pouvoir imiter les effets de la dopamine. Cela rend les dopaminergiques capables de rétablir certaines transmissions défaillantes entre les neurones. Ils sont notamment utilisés pour traiter la maladie de Parkinson, le syndrome des jambes sans repos ainsi que l’hyperprolactinémie qui est un trouble hormonal. A l’inverse, les antidopaminergiques bloqueront les récepteurs de dopamine des neurones.

Les inhibiteurs des voies neuronales afférentes

Ces inhibiteurs, tels que la carbamazépine, tendent à diminuer l’hyperexcitabilité des centres auditifs. C’est la raison pour laquelle leur utilisation dans le cadre du traitement de l’acouphène peut-être pertinente.

Les bloqueur des récepteurs NMDA

Il a été démontré que la surexpression des récepteurs NMDA par les neurones auditifs, notamment suite à une ischémie (diminution de l’apport sanguin artériel à un organe) et/ou un traumatisme sonore peut se traduire par une augmentation de l’activité spontanée de certaines fibres. Cette augmentation de l’activité va être interprétée par le cerveau comme un son continu ou rythmé. Voilà pourquoi les bloqueur des récepteurs NMDA tels que l’acamprosate peuvent présenter un intérêt sur le plan du traitement des symptômes acouphéniques.

Les injections de molécule AM-101 à travers le tympan

Ce traitement a fait l’objet d’essais cliniques. Les premiers résultats de ces essais étaient attendus pour la fin de l’année 2016. Cependant, il semblerait que la technique ne soit pas, à ce jour, assez mature pour une utilisation grand public.
 
Néanmoins, il nous apparaît intéressant d’en expliciter le fonctionnement dans le cas ou les années à venir deviennent propices à son utilisation. Le protocole vise à effectuer plusieurs injections de molécule AM-101 directement à travers le tympan, ceci à l’aide d’une seringue. En cas d’efficacité avérée, le recours à une mini pompe rechargeable pour administrer le médicament à volonté pourrait être choisie. Cette pompe serait implantée dans le rocher, juste derrière le tympan. L’AM-101 contient une molécule capable de bloquer de manière sélective le récepteur N-méthyl-D-aspartate (NMDA) lequel est soupçonné de jouer un rôle clé dans l’apparition des symptômes acouphéniques.
 
En effet, l’activation des récepteurs NMDA pourrait expliquer l’excitation anormale des fibres composants le nerf auditif.
On nomme ce phénomène excitotoxicité cochléaire. Ce processus d’excitotoxicité peut provenir d’un traumatisme, d’une inflammation du système nerveux ou bien encore de problèmes dans l’approvisionnement de l’oreille interne en sang. Certains médicaments dits « ototoxiques » peuvent également provoquer une excitotoxicité cochléaire. Celle-ci se caractérise par une libération synaptique excessive du glutamate, principal neurotransmetteur au sein du cortex auditif.

La mesothérapie

Il s’agit d’une technique plutôt récente mise au point en 1952 par Michel Pistor. Elle consiste en des micro-injections de médicaments effectuées directement par voie sous-cutanées. Cette solution médicale est en général utilisée dans la lutte contre les douleurs du rachis cervical et de l’axe vertébral.
 
Un des grands avantages de cette thérapie vient du fait que la résorption s’avère très lente. En outre, cela évite aux médicaments de transiter par le foie. Les injections en question sont souvent à base de xylocaïne, procaïne ou de vasodilatateurs. Le mésothérapeute ciblera le pourtour de l’oreille.
Les études concernant l’efficacité de la mésothérapie dans le cadre du traitement des acouphènes sont plutôt rares. Cependant, il est rapporté que le taux de réussite de cette technique est aléatoire et souvent inconstant.

Les traitements par supplémentations


La supplémentation en mélatonine

La mélatonine est une hormone impliquée dans le sommeil. Une prise quotidienne de 3 mg, lors du coucher, pourrait être efficace chez certains patients souffrants d’acouphènes. Elle serait de plus, grâce à son action positive sur le sommeil, en mesure de réduire la présence des bruits parasites perçus au niveau de l’oreille. On lui prête également une action bienfaisante sur la fibromyalgie, l’épilepsie, le syndrome de fatigue chronique et le syndrome du côlon irritable.

La supplémentation en niacine

Bien que n’ayant pour le moment pas donné lieu à une étude sérieuse, l’utilisation de la Niacine dans le cadre du traitement des acouphènes st une voie qui a été empruntée par certains ORL. Cette vitamine est connue pour ses effets vasodilatateurs ainsi que pour son action sur le cholestérol.

La supplémentation en lécithine

La lécithine, également appelée phosphatidylcholine, est une substance essentielle au bon fonctionnement du cerveau. On lui prête des vertus bienfaisantes dans le cadre des acouphènes, vraisemblablement en raison de ses effets positifs supposés sur le système nerveux.

La supplémentation en zinc

Le zinc fait partie de la famille des oligo-éléments. Il intervient dans de nombreuses réactions enzymatiques. Son rôle dans le métabolisme des protéines, des glucides et des lipides est également capital. Il favorise en outre la production des prostaglandines qui sont des composés capables d’exercer une action anti-inflammatoire.
Le zinc posséderait également des vertus anti-oxydante et stabilisante vis à vis de certaines hormones telles que la gustine, la thymuline et l’insuline.
Ce sont très probablement ses actions anti-inflammatoire et anti-oxydante qui laissent penser qu’une supplémentation en zinc est de nature à agir positivement sur les acouphènes.

La supplémentation en magnésium

Une carence en magnésium peut générer de nombreuses manifestations nuisibles qu’il est possible de regrouper sous la désignation d’hypersensibilité. Nous parlons ici de la spasmophilie, de l’anxiété, de la fatigue aigu, de la tétanie ou bien encore des troubles digestifs. Les acouphènes font également partie des symptômes potentiellement rattachés à une carence en magnésium.

La supplémentation en Ginkgo Biloba (Tanakan, Serenyl…)

Le ginkgo biloba est un arbre asiatique dont la principale vertu serait de soulager les troubles de la circulation sanguine. Utilisée en médecine chinoise depuis des millénaires, cette plante pourrait agir au niveau des vaisseaux capillaires qui permettent d’irriguer la boîte crânienne. De part son effet fluidifiant, son utilisation est déconseillée en cas d’hémophilie. Cette forme de supplémentation utilise parfois l’action conjointe d’autres substances afin d’optimiser l’efficacité du traitement. Citons par exemple la racine de valériane, l’ascorbate de calcium ou bien encore un complexe vitaminique B.

La supplémentation en vitamine B12

Egalement connue sous le nom cobolamine, la vitamine B12 joue un rpole clé dans la bonne santé de notre système nerveux. Le nom cobalamine vient de sa forte teneur en cobalt. La vitamine B12 prend la forme d’un composé cristallin rouge, ce qui lui vaut le joli surnom de « vitamine rouge ».
Elle joue en outre un rôle majeur dans la croissance, la régénération cellulaire et l’équilibre du système nerveux dans sa globalité.
Il est pertinent de rajouter que la cobalamine intervient au niveau de la synthèse de l’ADN, des protéines et surtout de la myéline qui n’est autre que la substance qui entoure certaines fibres nerveuses. Son intérêt dans le cadre du traitement des acouphènes a été mis en lumière par une étude en date de mars 1993 et publiée dans le « American Journal of Otolaryngology ». Après avoir évalué une centaine de personnes victimes de symptômes acouphéniques, il apparut que près de la moitié d’entre elles présentait effectivement une carence en vitamine B12.
 
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Nous l’avons vu, lorsque l’acouphène peut être corrélé à une pathologie causale – une maladie sous-jacente – le praticien pourra opter pour un traitement curatif visant à traiter la cause de l’acouphène. En effet, celle-ci étant diagnostiquée, il sera plus aisé de savoir où agir. C’est souvent le cas avec les acouphènes de type objectif, ceux dont les symptômes sont détectables par le spécialiste. Nous avons également vu que lorsque les symptômes acouphéniques ont une origine moins précise, moins identifiable, il est cependant possible d’opter, selon le faisceau d’indices que décèlera le praticien, pour certaines solutions lesquelles, dans certains cas, peuvent réellement diminuer voire, dans la meilleure hypothèse, supprimer les bruits parasites.
 
Viennent ensuite les traitements médicamenteux qui, s’il peuvent constituer une véritable aide sur le court terme, induisent pour certains d’entre eux des effets secondaires indésirables ainsi qu’un risque d’accoutumance. Les traitements par supplémentations présentent l’avantage d’être moins risqués sur ce plan car, comme la terminologie m’indique, il s’agit avant tout d’apporter un ou plusieurs complément(s) alimentaire(s) dans l’optique de résoudre un éventuel problème de carence que celle-ci soit généralisée ou bien circonscrite à la région de l’oreille interne.
 
Il nous faut à présent parler des traitements alternatifs. Ils font régulièrement leur preuve car, bien choisis ou combinées entre eux, ce type de thérapie apporte une aide qui peut aller du simple mieux-être à une réelle guérison. L’avantage premier de ces voies alternatives réside dans le fait qu’elles ne présentent pour la plupart d’entre elles aucun effet secondaire indésirable. La perspective de diminuer, neutraliser voire, museler ses acouphènes sans craindre les séquelles d’une solution trop invasive s’avère en effet alléchante. C’est probablement pour cette raison, ainsi que du fait de leur accessibilité, que ces solutions alternatives séduisent un public de plus en plus large. Vous trouverez ci-dessous une liste des principaux traitements alternatifs envisageable à ce jour.

Les traitements alternatifs


L’homéopathie

En médecine homéopathique, il est coutume d’évoquer le Chininum sulfuricum, le Theridion curassavicum, l’Arnica Montana, le Chenopodium, les Graphites, le Natrum sulfuricum, le Natrum sacicliyum ou bien encore la Chamomilla vulgaris lorsqu’il s’agit de traiter un acouphène. Cependant, il convient de garder à l’esprit que, d’après le résultat d’études cliniques menées à grande échelle, l’homéopathie ne présente aucune efficacité supérieure à l’effet placebo.
 
Les raisons pouvant expliquer un éventuel mieux-être sur les patients demeurent relativement opaques. Pourtant, on sait que certaines personnes témoignent de réels effets positifs.
Il est très probable que la durée de la consultation du médecin homéopathe, laquelle serait sensiblement plus longue qu’en médecine allopathique, couplée à un effet placebo dont on sait aujourd’hui qu’il produit de réels incidences métaboliques et psychiques, puisse expliquer le succès de ce traitement chez certains patients atteints d’acouphènes chroniques.

L’acupuncture

L’acupuncture est une médecine traditionnelle Chinoise utilisée pour soigner de nombreuses affections. Elle consiste à planter des aiguilles dans certaines zones bien spécifiques du corps afin de réactiver la circulation d’énergie dans ces même zones.
 
Pour cette médecine traditionnelle asiatique, les symptômes acouphéniques trouvent souvent leurs origines dans un blocage émotionnel, un traumatisme au niveau du rachis cervical interrompant le flux d’informations entre la nuque et la tête, un dysfonctionnement du foie ou bien encore une anomalie au niveau du rein.
Le rein est ici étroitement lié à l’appareil auditif. C’est la raison pour laquelle l’acupuncture suspecte bien souvent un trouble rénal lorsqu’il s’agit de traiter l’acouphène. Les séances, d’une durée comprise entre 20 et 45 minutes, visent à rétablir le bon fonctionnement des différents organes et à recréer une bonne circulation de l’énergie.

L’ostéopathie

L’ostéopathe pratiquera une palpation du corps en essayant de déterminer quelles sont les zones qui pourraient abriter la cause d’un mal. Le praticien pourra opter pour ce que l’on nomme des manipulation fonctionnelles, lesquelles contribuent à un relâchement des tissus.
Il pourra également pratiquer une manipulation crânienne visant à améliorer la mobilité des os du crâne. Les manipulations viscérales, quand à elles, serviront à restaurer une certaine liberté de mouvement au niveau des viscères.
L’ostéopathe cherchera à traiter en priorité un possible trouble cardiovasculaire, un trouble du système neurologique en cas de stress aigu ou bien peut-être s’attardera-t-il directement sur la région des mâchoires ou de l’oreille. Seul son diagnostic aiguisé pourra tenter de relier les symptômes acouphéniques à un éventuel trouble sous-jacent.

Les thérapies cognitives comportementales (TCC)

Initialement développées pour traiter la dépression, elles ont ensuite fait leurs preuves dans le traitement de l’anxiété, des douleurs chroniques et de l’anxiété. Intervenants sur le terrain psychologique du patient, cette solution alternative repose sur l’utilisation conjointe de techniques de relaxation et de restructuration mentale. L’objectif des thérapies cognitives comportementales n’est autre que d’améliorer l’attitude de la personnes vis à vis de ses acouphènes.

La sophrologie

Créée en 1960 par le Médecin Neuropsychiatre Alfonso Caycédo, la sophrologie peut être classée dans ce que l’on appelle les thérapies brèves. En effet, un protocole visant à traiter l’acouphène comprendra une dizaine de séances (environ 1h par séance) et s’étalera sur une durée de 10 semaines.
La plupart des patients rapporte que, lorsque le niveau de stress augmente, la présence des acouphènes s’accentue. Il existe donc une corrélation claire entre état émotionnel et perception des bruits parasites.
Il est donc possible, notamment via la sophrologie, de diminuer la connotation aversive, c’est à dire le niveau de toxicité émotionnelle, liée aux symptômes acouphéniques. Ce résultat s’obtient en travaillant sur le système limbique (siège des émotions) lequel est en communication constante avec le cortex auditif, la zone dévolue au traitement des stimuli sonores que ces derniers soient réels (objectifs) ou seulement perçus par le patient (subjectifs).
Une étude en date de 2009 menée par l’ONS Paris auprès de 68 personnes atteintes d’acouphènes met clairement en lumière l’efficacité de la sophrologie en tant que solution alternative.
L’étude rapporte des améliorations notables et ce, dès les premières séances. On apprend que, au bout de 4 séances, 15 personnes sur 19 rapportent ressentir un bénéfice. L’amélioration du mieux-être a été estimé à 32%. Celle-ci bondit à 50% chez les patients qui ont suivi entre 5 et 10 séances.
Un tiers de l’échantillon témoigne même d’une amélioration de 60% et près d’une personne sur 7 constate 80% de mieux-être.
Côté techniques, la sophrologie offre un panel complet d’outils tels que la suggestion, l’habituation, la relaxation musculaire, la visualisation, la réinterprétation ainsi que divers outils qui présentent l’avantage de pouvoir être utilisés à la fois en cabinet et à la maison. Côté tarifs, il vous faudra investir de 60 à 80 euros par séance ce qui, sur l’ensemble du protocole, équivaut à un budget de 600 à 800 euros.

La Programmation-Neuro-Linguistique

La PNL est née aux USA en 1972. Créée par John Grinder et Richard Bandler, cette forme de thérapie est le fruit d’une observation minutieuse, d’une modélisation du travail de psychothérapeutes notables tels que par exemple Virginia Satir, Milton Erickson et Fritz Perls.
Ces techniques ont été à l’origine conçues pour permettre à tout un chacun de s’approprier de manière aisée et efficace des schémas comportementaux associés à l’excellence.
La Programmation-Neuro-Linguistique tire son efficience du fait qu’elle ne se contente pas d’opérer au niveau du mental. En effet, elle va bien au delà en agissant surtout, comme le font la Sophrologie et l’Hypnose, au niveau des émotions. Le but est ici d’intervenir directement sur l’inconscient via le langage et l’utilisation de nos cinq sens.
 
Son efficacité concernant le traitement des symptômes acouphéniques n’a pas donné lieu à une étude à laquelle nous pourrions nous référer. Cependant, nous pouvons considérer que, du fait des outils et ressources qu’elle exploite, la PNL demeure une solution crédible qui peut apporter des résultats positifs chez certaines personnes atteintes d’acouphènes.

L’EMDR

EMDR. Cet anagramme vient de l’anglais Eye Movement Desensitization and Reprocessing, soit, traduit en Français « Mouvement des yeux, Désensibilisation et Retraitement de l’information ». Il s’agit d’une technique découverte un peu par hasard en mai 1987 par la psychologue américaine Francine Shapiro.
Une décennie plus tard, la PNL est devenue une des voies de traitement psychothérapeutique de l’État de Stress Post-Traumatique. La thérapie EMDR incarne une nouvelle approche de psychothérapie en ce sens qu’elle s’appuie sur la stimulation sensorielle des deux côtés du corps.
Ce résultat est obtenu soit en provoquant un mouvement oculaire soit par des stimuli auditifs ou cutanés. Cette cette bilatéralité qui est le pilier de la thérapie EMDR. Elle permettrait de débloquer l’information traumatique et de réactiver le système naturel de guérison du cerveau. Il s’agit de ré-encoder les souvenirs et les émotions. L’impact des l’EMDR sur les symptômes acouphéniques pourrait provenir de la régulation de certaines émotions toxiques lesquelles, on le sait, constituent un facteur aggravant.

La neuromodulation acoustique

En langue Anglaise, la neuromodulation acoustique est principalement connue sous l’anagramme ACR, pour Acoustic Coordinated Reset. Un essai clinique mené par le professeur Peter Tass du Centre de Recherche de Jülich en Allemagne sur une population de 63 personnes atteintes d’acouphènes chroniques aurait démontré l’efficacité de la neuromodulation acoustique dans le traitement des acouphènes.
Les résultats de cette étude ont par ailleurs été publiés dans la revue Restorative Neurology and Neuroscience.
Cette thérapie repose sur le fait de faire entendre aux personnes acouphéniques une tonalité semblable à celle perçue lors de l’apparition de l’acouphène. Diffuser cette tonalité empêcherait les aires auditives du cerveau de générer le bruit parasite. Cela pourrait permettre de réduire l’intensité de la gêne. Il s’agit donc d’une forme de désapprentissage neurologique.

La méditation

Une étude Anglaise a mis en lumière l’hypothèse selon laquelle la méditation, associée à une thérapie cognitive brève, pourrait aider les personnes atteintes d’acouphènes.
Il semblerait que la méditation de pleine conscience, également appelée mindfulness, serait particulièrement efficace.
L’étude a de plus montré que les effets positifs avaient tendance à se manifester plutôt rapidement, à savoir après seulement 4 séances d’une heure. Là encore, comme c’est le cas avec les outils de la Sophrologie, de l’Hypnose et des TCC, il s’agit avant tout de briser la relation Acouphène > Anxiété > Stress qui constitue, en définitive, une boucle de rétro-action qui s’auto-alimente.

Le tai-chi

Egalement appelé Tai-chi-chuan, cette discipline corporelle d’origine chinoise est un dérivé des arts martiaux. Semblable à une forme de gymnastique, le Tai-Chi repose sur un ensemble de mouvements continus et circulaires que l’on se doit d’exécuter avec précision et lenteur. Il est à noter que la respiration tient une place essentielle au sein de la discipline.
C’est sa caractéristique méditative et la précision gestuelle qui fourniraient au Tai-Chi sa capacité à apaiser le mental et l’émotionnel tout en améliorant les facultés de concentration ainsi que les performances mnésiques (mémoire).
Le Tai-chi-chuan constitue, aux côtés du Qi Gong, l’une des 5 branches de la Médecine traditionnelle chinoise (MTC)  savoir la branche des exercices énergétiques. Pour information, les quatre autres branches sont la diététique chinoise, le massage Tui Na, l’acupuncture et la pharmacopée chinoise (science des herbes médicinales). Les vertus apaisantes et ré-équilibrantes du Tai-Chi lui conférerait le pouvoir de diminuer la gêne ressentie à l’égard des symptômes acouphéniques.

Le yoga

Bien connu en occident depuis de nombreuses décennies, le yoga est un art de vivre séculaire dont les piliers sont la recherche de l’équilibre psychique et physique. En matière de traitement des acouphènes, le yoga tire son efficacité du fait qu’il permet de réduire le stress, d’améliorer la circulation sanguine, de soulager une éventuelle raideur ou inflammation articulaire et d’augmenter l’efficience du système immunitaire. C’est donc en diminuant les tensions induites et provoquées par l’acouphène que le yoga agit sur l’état globale de l’individu ainsi que sur sa perception du son parasite.

Le reiki

Le reiki est une forme de médecine douce ancienne, d’origine Japonaise, qui consiste en une imposition des mains dans le but de dissiper certains nœuds énergétiques qui seraient la cause de blocages internes et de dysfonctionnements multiples.
Le reiki est ainsi utilisé pour soulager les douleurs physiques, pour résoudre des problèmes de dépendance, pour soigner des troubles mentaux, pour stimuler des mécanismes naturels de guérison ainsi que pour neutraliser peurs et angoisses.
Ses bienfaits présumés, nombreux, nous donnent une aperçu de l’intérêt du reiki dans le cadre d’une gestion globale de l’acouphène. En effet, cette technique favoriserait les émotions agréables, stimulerait la détente et accroîtrait les sentiments de liberté, de joie intérieure et de sérénité. En outre, le reiki aurait un impact positif sur le repos et la régénération du système nerveux, sur le fonctionnement du système cardio-vasculaire ainsi que sur l’activité des différents organes tels que le rein et le foie dont nous avons précédemment parlé dans le cadre de l’acupuncture.

Le shiatsu

Cette technique, également appelée digitopuncture, s’apparente à une forme de massage vigoureux exercé par pression des doigts sur l’intégralité du corps. L’objectif du shiatsu est de parvenir à l’équilibre énergétique de l’organisme. Dans le cadre des acouphènes, il n’est pas incohérent de se laisser la possibilité d’essayer cette technique ne serait-ce que pour le bien être qu’elle est à même de provoquer.

L’hypnose

Opter pour l’hypnothérapie fait sens lorsque toutes les causes organiques ont été écartée et que, de ce fait, l’origine des symptômes acouphéniques s’avère psychosomatique. L’hypnose cherche à créer un détachement afin qu les patients puissent mettre à l’écart la perception de leurs acouphènes.
 
En outre, contrairement à la croyance populaire, l’état hypnotique est en réalité une forme d’hyper-éveil et non un état de somnolence. C’est en ayant recours à cette hyper-vigilance mentale, un état de conscience modifié, que l’hypnose permet d’intervenir en profondeur sur la perception des acouphènes. En général assez brève, l’hypnothérapie nécessite de 1 à 5 séances.

La chiropratique

Egalement appelée chiropraxie, il s’agit d’une pratique manuelle dont l’objectif est de prévenir, diagnostiquer et traiter certains troubles des membres inférieurs et supérieurs, de la colonne vertébrale et de l’appareil locomoteur.
Le chiropraticien cherchera par exemple à corriger une éventuelle subluxation vertébrale laquelle peut empêcher le système neurologique et musculo-squelettique de fonctionner correctement.
Il pourra également vérifier la souplesse des articulations temporo-mendibulaires liées à la mâchoire. Parfois, les os crâniens peuvent être sujets à des troubles de l’équilibre, ce qui aurait une incidence sur les symptômes acouphéniques.

La physiothérapie

Cette forme de thérapie s’attache à traiter les dysfonctionnements liés à des blessures ou maladies touchant les os, les articulations, les muscles mais aussi le système respiratoire, circulatoire, cardiaque et neurologique.
Le physiothérapeute dispose d’une boîte à outils dans laquelle il est possible de trouver des techniques manuelles, de l’électrothérapie, de la thermothérapie ou bien encore de l’hydrothérapie.
Dans le cadre du soulagement de l’acouphène, le praticien pourra par exemple diagnostiquer et traiter une contracture chronique au niveau des muscles du cou, ce qui aura pour effet de lever une limitation fonctionnelle soupçonnée de favoriser les symptômes acouphéniques.

L’aromathérapie

Elle consiste en l’utilisation d’huiles essentielles à des fins thérapeutiques. Dans le cas des acouphènes, l’aromathérapie prône par exemple l’utilisation d’huiles essentielles de cyprès, de cajeput et d’helichryse.
Selon les aromathérapeutes, cette combinaison agit comme un tonifiant capable de favoriser la circulation via une action décongestionnante sur les vaisseaux. Cela aiderait à fluidifier la flux sanguin dans la région de l’oreille interne.
Nous pouvons également parler des huiles essentielles de marjolaine, de lavande vraie et de petit grain bigarade lesquelles permettraient, par leur action calmante, de relaxer le système nerveux. Ces vertus antispasmodiques et sédatives pourraient en l’occurrence apporter un certain mieux-être notamment dans le cadre du traitement des acouphènes pulsatiles.
 
Pour plus de détails, voir notre sujet expert > Les acouphènes pulsatiles

La naturopathie

La naturopathie est une médecine non conventionnelle qui s’appuie sur la diététique, la phytothérapie, l’aromathérapie et l’hygiène de vie dans son ensemble pour rééquilibrer le fonctionnement du corps et de l’esprit.
Comme son nom l’indique, la philosophie qui sous-tend cette médecine douce est étroitement corrélée à l’emploi de méthode naturels.
Concernant le traitement des acouphènes, le naturopathe adoptera une posture holistique, c’est à dire que le soin qu’il prodiguera sera basé sur une approche globale de la personne. Cela signifie qu’il se souciera tout autant du bien-être physique, mental, émotionnel et spirituel.
 
Diapason est une solution numérique qui permet aux personnes souffrant d'acouphènes chronique de se soigner à leur rythme

L’optométrie

Le rôle de l’optométriste est d’évaluer la santé oculaire, notamment en mesurant la qualité de la vision et de la binocularité. Il étudie également la rétractation de l’oeil ainsi que la déviation des rayons lumineux. Si la corrélation entre acouphènes et oculomotricité n’a pas fait l’objet d’études approfondies sérieuses, il n’en demeure pas moins que certaines personnes rapportent une amélioration suite à leur visite chez l’optométriste. La piste est donc à creuser.

La phytothérapie

Pratique curative millénaire, le terme phytothérapie provient de deux mots Grecs et signifie « soigner avec les plantes ». On citera en exemple le fameux Ginkgo Biloba dont les vertus vasodilatatrices pourraient expliquer son action positive sur la circulation sanguine. Conseillée pour réduire l’intensité des bourdonnement d’oreilles, la mélisse est une plante dont on reconnait traditionnellement les propriétés antispasmodiques ce qui, là encore, pourrait constituer un remède naturel aux acouphènes pulsatiles.

La réflexologie

La réflexologie, lorsqu’on voit celle-ci pratiquée, peut s’apparenter à une forme de massage prodigué au niveau des pieds, des mains ou des oreilles. En effet, la médecine Chinoise considère que chaque organe du corps humain est intimement relié à une point précis située sous nos pieds, dans nos mains ou dans la région de l’oreille.
C’est grâce à une manipulation spécifique centrée sur ces points que la réflexologie parviendrait à agir positivement sur l’équilibre de l’organisme, réduisant ainsi certaines tensions et certains symptômes problématiques tels que les acouphènes.
Via ces zones précises, le réflexologue pourra procéder à une vérification des cervicales et des muscles du cou, à un travail sur l’oreille et le système lymphatique, à une action sur le plexus cervical ou bien encore à un check-up de l’oreille moyenne et interne.

La thérapie cranio-sacrée

Egalement connue sous la dénomination de thérapie craniosacrale, cette forme de traitement est une sorte d’ostéopathie crânienne qui a pris son envol dans les années 1990-2000 aux états-unis.
Très douce, cette technique consiste à faciliter le bon fonctionnement du système craniosacral lequel se décompose comme suit : crâne, colonne vertébrale et certains organes crâniens tels que les méninges et le liquide céphalo-rachidien.
En stimulant des points de contact précis situés le long de la colonne vertébrale, le thérapeute serait en mesure d’influencer l’équilibre du système nerveux, notamment les glandes pinéales et pituitaires lesquelles régulent certaines hormones dont la sérotonine dont nous avons parlé plus haut.

La psychomotricité

Le psychomotricien est un professionnel du secteur paramédical qui adopte une approche globale de l’individu. Le concept viendrait d’Allemagne et aurait été développé par Wilhelm Griesinger, le fondateur de la neuropsychiatrie.
Le postulat sur lequel se base cette discipline suppose que l’état psychique de la personne, son équilibre affectif et relationnel, est étroitement lié aux fonctions motrices du corps.
C’est donc à partir d’un travail sur le corps que le psychomotricien interviendra sur ces mêmes fonctions motrices, mentales et émotionnelles potentiellement dysfonctionnelles. Il s’agit là encore d’une approche holistique qui semblerait pouvoir apporter une aide à certains patients souffrant d’acouphènes.

L’orthodontie

Il s’agit d’une spécialité dentaire qui vise la correction d’anomalies de postures au niveau des dents et des mâchoires. L’orthodontiste cherchera à rétablir un certain équilibre notamment dans le process d’occlusion (façon dont les dents maxillaires s’engrènent avec les dents mandibulaires).
Cette forme de traitement se révèle pertinente pour traiter le bruxisme (grincement des dents) ainsi que certains troubles musculo-squelettiques (TMS) affectant les tissus mous tels que les nerfs, tendons et muscles tels que le syndrôme du canal carpien, les tendinites et autres affections articulaires.
L’orthodontiste pourra, selon les cas et à titre transitoire, prescrire le port d’une gouttière. L’orthodontie peut se révéler efficace chez les personnes dont l’acouphène est provoqué par un dysfonctionnement de cette nature.

L’oxygénothérapie hyperbare

L’objectif de l’oxygénothérapie hyperbare (OHB) est d’apporter une grande quantité d’oxygène dans l’optique de faciliter la régénération de cellules sensorielles telles que les cellules ciliées qui ont un rôle clé dans le fonctionnement du système auditif.
La séance d’OHB se déroule dans une chambre hyperbare comparable au grand caisson de recompression utilisé par les plongeurs sous-marins.
C’est le fort taux d’oxygène présent dans ce caisson qui augmente les chances de régénération cellulaire. En effet, cette sur-oxygénation entraîne une alimentation massive de l’oreille interne en afflux sanguin fortement oxygéné. Cela pourrait aider à recouvrer une partie des facultés auditives, notamment si la dégradation est due à un traumatisme sonore et que le passage en caisson est effectué rapidement après le trauma ayant entraîné la perte et/ou l’acouphène.

La myothérapie

Egalement connue sous le nom de Brachy-Myothérapie, cette forme de traitement fait partie des thérapies manuelles. Elle vise à traiter certaines pathologies d’origine musculaire acquises à la suite de traumatismes plus ou moins récents.
Créée par le Dr Jan Polak et enseignée depuis 1989, la myothérapie s’attache à combattre les spasmes musculaires persistants que l’on peut corréler à de nombreuses maladies telles que les névralgies, les migraines etc.
A propos de son utilisation dans le cadre du traitement des symptômes acouphéniques, une cause possible fréquemment évoquée serait que des contractures au niveau des muscles du cou pourraient entraîner un effet domino jusqu’aux muscles de l’articulations temporo-mandibulaires. Ces derniers, via ses contractions anomales, pourraient provoquer un Syndrome Algo Dysfonctionnel de l’Appareil Manducateur dont on sait qu’il est une des causes possibles d’acouphène. La Brachy-Myothérapie propose de traiter ses dysfonctionnements musculaires afin de réduire, par ricochet, les symptômes acouphéniques.

La lithothérapie

Cette médecine douce postule que les pierres et minéraux possèdent des fréquences vibratoires qui les rendent aptes à dénouer les tensions. Cette forme de thérapie peut être utilisée dans le cadre des acouphènes, néanmoins, il est à noter qu’aucune étude sérieuse n’est venu étayer l’efficacité présumée de cette méthode.

L’auriculothérapie

L’auriculothérapie est une technique de santé complémentaire qui utilise la stimulation de points réflexes situés sur l’oreille. Elle a été mise au point en 1950 par le Dr Paul Nogier, médecin généraliste lyonnais. Il s’agit d’une sorte d’acupuncture de l’oreille dont les effets bénéfiques sur les acouphènes ne demandent qu’à être évalués par une étude scientifique.

La fasciathérapie

Apparue il y a une dizaine d’années en France la fasciathérapie apparaît comme une technique manuelle, essentiellement pratiquée par des kinésithérapeutes, visant à agir sur les fascias, ces fines membranes qui enveloppent muscles et organes.
Il s’agit en fait de tissus conjonctifs que le fasciathérapeute va considérer comme étant des accumulateurs de stress.
Comme beaucoup d’autres, cette technique poursuit donc l’objectif de travailler sur les tensions internes, physiques et psychologiques, dont on sait aujourd’hui qu’elles jouent une rôle clé dans la perception des acouphènes.

La méthode Tomatis®

Cette méthode a été mise au point par le Dr Alfred Tomatis, médecin français, oto-rhino-laryngologiste et phoniatre. Elle postule que les maux de l’oreille tel que l’acouphène proviennent en grande partie d’une impossibilité de l’oreille à se protéger de ses propres stimuli internes.
 
C’est sur la base de ce postulat que le Dr Tomatis a créé un appareil électronique dont la fonction est de rééduquer l’oreille afin que celle-ci recouvre ses capacités antérieures. L’appareil, grâce à l’utilisation séquentielle de différents filtres, entend intervenir sur la musculature même du système auditif.

La cure thermale

Ce type de cure a longtemps bénéficié des faveurs du grand public pour ses vertus bienfaisantes, véridiques ou supposées, dans le cadre du traitement d’affections rhumatismales et respiratoires.
Le principe est de s’exposer durant une période de un à plusieurs jours à des eaux riches en oligo-éléments (calcaire, souffre, magnésium) afin de retrouver un équilibre corps-esprit plus neutre.
Dans l’optique de traiter les acouphènes, l’option cure thermale peut s’avérer pertinente lorsque les tensions et le stress en sont le facteur déclenchant ou aggravant. D’une manière générale, toute cure non invasive permettant de réduire le désordre émotionnel vécue par le patient est de nature à aider celui-ci à surmonter la gène ressentie.
 

Au travers de ce dossier quasi-exhaustif nous avons vu qu’il existe de nombreuses causes possibles, pathologiques ou non, qui peuvent être incriminées dans l’apparition ou la persistance de symptômes acouphéniques. Au delà de connaitre la cause précise du problème, il est important de se rappeler que, même lorsque l’on nage en plein brouillard, il est toujours possible de trouver une lumière salvatrice grâce à certaines solutions alternatives qui demeurent à la portée de tous. Il convient d’être réaliste : mettre le doigt sur une pathologie sous-jacente directement corrélée à l’acouphène demeure assez rare. Néanmoins, veillez à ne pas oublier que le corps humain possède énormément de ressources et que, bien souvent, lorsqu’il est impossible de traiter le corps, il demeure toujours possible de traiter l’esprit. Faire le distinguo entre le son à proprement parler et la perception du son est une clé susceptible de vous mener vers de meilleurs auspices. Ce panorama de solutions diverses et variées a pour but d’entretenir un espoir bien souvent mis à mal par le poids que peut représenter la présence des acouphènes au quotidien.

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