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Acouphène : principales causes

Quelles sont les principales causes du symptôme acouphénique ?

Lorsqu’il s’agit de braquer le projecteur sur les causes possibles de l’acouphène, il va sans dire qu’être exhaustif sur le sujet relève du challenge tant il existe d’origines potentielles de ce symptôme. Néanmoins, vous retrouverez ici un maximum d’informations ayant trait aux facteurs pouvant déclencher un acouphène. Nous avons pris soin de référencer pas moins de 43 causes possibles d’acouphène. Ce dossier très complet a été pensé pour vous apporter de précieux éclairages, une solide ressource informative pour à vous aider à éclaircir quelle(s) pourrai(en)t être la ou les cause(s) de votre acouphène.
 
Avant que vous n’entamiez la lecture de ce dossier très fourni, gardez à l’esprit que la première grand distinction qu’il convient de faire est de classer les causes possibles selon que l’acouphène est objectif ou subjectif.
 
Pour rappel, un acouphène est dit objectif lorsque le bruit occasionné est détectable par le praticien, à l’aide d’un stéthoscope par exemple.
Il convient également de rappeler que ce type d’acouphène demeure minoritaire (environ 5% des cas) et que le point positif est de pouvoir envisager un traitement curatif du symptôme via, par exemple et selon les cas, une intervention chirurgicale.

Quelles sont les causes de l’acouphène objectif ?

Les myoclonies

Les myoclonies sont en quelque sorte des mouvements rythmiques incontrôlables. C’est une contraction musculaire rapide, involontaire, de faible amplitude, d’un ou plusieurs muscles. Ces contractions brèves et involontaires, notamment lorsqu’elles se manifestent dans la zone du palais, peuvent engendrer l’apparition de symptômes acouphéniques.

Un dysfonctionnement de la trompe d’Eustache

On appelle trompe d’Eustache le conduit permettant la ventilation de l’oreille. Ce dernier est habituellement fermé et s’ouvre lors de chaque déglutition ou bâillement. Cela permet à l’air de s’engouffrer dans la trompe afin que l’oreille moyenne puisse respirer.
 
Si ce mécanisme ne fonctionne pas correctement, la pression diminue dans l’oreille moyenne car l’air n’est pas efficacement remplacé. Résultat, le tympan se retrouve aspiré vers l’intérieur et la personne exprime des sensations de gêne auditive sans pour autant être sujette à un réelle baisse de l’audition.

Un hémangiome

Un hémangiome est un type d’angiome dont la cause est une tumeur bénigne (non cancéreuse) ou bien une malformation vasculaire.
 
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Une tumeur de l’oreille moyenne

Le glomus jugulaire est considéré comme la tumeur la plus fréquemment rencontrée dans l’oreille moyenne. La personne atteinte se présente généralement avec un acouphène pulsatile. Elle peut également manifester une autophonie liée à une hypoacousie de transmission si les osselets sont touchés.
 
L’autophonie est un phénomène singulier qui se traduit par le fait que le patient entend sa respiration et sa voix résonner dans ses propres oreilles de façon déformée.
En général, les sons sont perçus de manière excessivement forte ou bien encore de façon cotonneuse. Il est à noter que le glomus jugulaire est dans la plupart des cas bénin.

Une Fistule périlymphatique

Ce type de fistule se caractérise par une communication perturbée entre les fluides présents dans l’oreille interne (ici, la périlymphe) et les cavités de l’oreille moyenne. Ce phénomène est souvent la conséquence d’un traumatisme auditif. Mais il se peut également que l’origine soit chirurgicale (par exemple : chirurgie de l’otospongiose) ou bien encore infectieuse comme c’est le cas lorsque l’on est en présence d’un cholestéatome qui est une forme grave d’otite chronique pouvant causer des dommages au niveau des parois de l’oreille moyenne. L’origine congénitale de la Fistule périlymphatique demeure exceptionnelle.

Une Athérosclérose

Il arrive que les artères perdent de leur élasticité, on parle alors d’Athérosclérose. Cette rigidification des artères est souvent provoquée par une accumulation de corps gras (mauvais cholestérol). Ce durcissement artériel a pour conséquence de perturber le flux sanguin lequel, au lieu de s’écouler de manière fluide et sans à-coups, a tendance à présenter des turbulences qui peuvent aboutir à des lésions cellulaires au niveau de l’appareil auditif.
 
Après ce tour d’horizon concernant les causes possibles d’acouphènes objectifs, il convient de se pencher sur la seconde catégorie d’acouphène, à savoir les acouphènes subjectifs. Rappelons que ceux-ci sont dénommés ainsi car la seule personne à en percevoir le bruit est le patient lui-même. Le médecin, quel que soit la qualité de son équipement, ne parviendra pas à entendre ces bruits parasites car l’anomalie anatomique sous-jacente ne présente que très peu d’indices visibles.
 

Quelles sont les causes de l’acouphène subjectif ?

Le traumatisme acoustique

Une exposition, même brève, à un stimulus sonore d’intensité élevée peut parfois déclencher la survenue de symptômes acouphéniques. Ce peut être à l’occasion d’un concert, d’une sortie en boîte de nuit mais également suite à une déflagration (feu d’artifice, pétard, coup de feu…). Ces atteintes peuvent être unilatérales ou bien bilatérales.
Que se passe t-il précisément ? Eh bien, l’endommagement des cellules ciliées peut se traduire par une perte temporaire ou irréversible de l’audition. Il est à noter qu’en règle générale, cette surdité neurosensorielle est directement liée à fréquence du son responsable du traumatisme sonore.

La perte soudaine de l’ouïe

Une surdité subite est caractérisée dès lors que la perte d’audition d’une oreille survient subitement en moins de 72 heures. Parfois accompagnée de symptômes acouphéniques, il est primordial d’opter pour un examen médical approfondi afin d’éliminer toute autre cause de surdité. Il est reconnu que moins le délai entre le début de la perte auditive et le début d’un éventuel traitement est long, meilleur est le pronostic concernant la possibilité de récupérer de l’audition.

Une détérioration des cellules ciliées

Les cellules ciliées sont un dispositif clé dans le traitement des sons. Ces cellules particulières possèdent des cils en leur sommet.
Lorsqu’une onde sonore est captée par l’oreille, via le tympan et les osselets, celle-ci fait vibrer le liquide de l’oreille interne. En réaction à cette vibration, les cils se plient, ce qui a pour effet de transformer le son en signal électrique. Ce signal navigue ensuite jusqu’au cerveau via le nerf auditif. Il faut savoir que les cellules ciliées sont très fréquemment endommagées par le facteur âge.
Très sensibles, elles peuvent également être détériorées par l’exposition à des sources sonores trop fortes ou encore à des produits chimiques tels que certaines variétés d’antibiotiques. Parfois, l’origine du problème peut s’avérer de nature génétique.

La presbyacousie

Il s’agit d’une perte neuro-sensorielle progressive de l’audition. Ce phénomène est en général lié à l’âge. Les fréquences concernées sont souvent les plus élevées. La presbyacousie est dite Sensorielle lorsqu’elle est caractérisée par une dégénérescence de l’organe de Corti.
 
Elle est qualifiée de Neurale lorsque les cellules du ganglion spiral sont touchées. On parle également de presbyacousie Striale lorsqu’une atrophie de la stria vascularis est en cause. Enfin, elle est dite Cochléaire de transmission lorsque la membrane basale se rigidifie, ce qui affecte son mouvement.
La presbyacousie est généralement engendrée par une perte de souplesse des petits muscles qui font se mouvoir les osselets. Il est à noter qu’elle peut être consécutive à une dégénérescence des neurones du ganglion spiral, phénomène qui a pour conséquence une détérioration des connexions avec les cellules ciliées.

La labyrinthite

Il s’agit d’une inflammation de l’oreille due à une infection virale ou , plus rarement, bactérienne.
 
Le labyrinthe est une structure qui se trouve à l’intérieur du crâne. Il est constituée de tubes et de petits sacs remplis de fluide. Le labyrinthe contient deux organes importants que sont la cochlée et le système vestibulaire (ensemble d’organes servant à l’équilibre).
La labyrinthite peut être causée par une infection virale telle que la grippe ou le rhume. Plus rarement, une infection bactérienne telle que l’otite ou à la méningite pourra être en cause. Notons que les symptômes inflammatoires disparaissent souvent spontanément en deux ou trois semaines. L’audition et l’équilibre revenant alors à la normale. Cependant, la labyrinthite peut parfois causer des lésions prolongées ou permanentes.

Une infection des sinus

Les chercheurs ont estimé que les personnes souffrants d’infections des oreilles ou des sinus ont 30 à 35% plus de risques de constater l’apparition d’un acouphène. D’une manière globale, il est estimé que ce types d’infections étaient à l’origine de 12% de tous les cas d’acouphènes.

Une maladie auto-immune de l’oreille interne

Cette pathologie, également connue sous l’agronyme AIED, est due à une production anormale d’anti-corps dirigés contre l’oreille. La surdité est généralement d’apparition progressive. Ce cas demeure tout de même rare. Il semblerait en effet que seul 1% des cas de déficiences auditives puisse être corrélé à une AIED.

La présence d’un corps étranger dans le conduit auditif

Il s’agit en général d’un bouchon de cérumen. Mais il n’est pas exclu qu’un autre corps étranger puisse être à l’origine de la gêne. Tout objets logés dans le conduit auditif externe peut déclencher un symptôme acouphénique.

Une otite moyenne chronique

Egalement connu sous l’acronyme OMC, cette pathologie se caractérise par une inflammation durable de l’oreille moyenne avec présence d’une perforation au niveau du tympan. Visible par le praticien lors de l’examen direct par otoscopie, l’OMC doit être différenciée de l’otite séquellaire dans laquelle l’infection et l’inflammation ont disparu mais où certaines lésions du tympan demeurent.

Un neurinome acoustique

Il s’agit d’une tumeur bénigne, donc non cancéreuse, qui se présente sous la forme d’une petite grosseur dans l’oreille interne. Elle peut parfois s’étendre à l’intérieur du cerveau. La fourchette d’âge la plus sujette à cette pathologie sont les personnes de 30 à 60 ans, plutôt du sexe féminin (mais pas que). Ce type de tumeur peut aussi être désigné par tumeur de l’angle ponto-cérébelleux.
 
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Une otospongiose

Principale cause de surdité progressive chez le jeune adulte, l’otospongiose est caractérisée par une croissance anormale des os de l’appareil auditif. Plus précisément, l’étrier qui est le plus interne des os de la chaîne des trois osselets de l’oreille. Une partie de l’os va croître de manière anormale et c’est ce phénomène qui empêche l’étrier de vibrer normalement en réponse à un stimulus sonore.
 
Cette pathologie est également connue sous le nom d’otosclérose. Véritable trouble du métabolisme osseux, il s’agit d’une maladie de l’os de l’oreille. On parle d’ostéodystrophie de la capsule otique.
Le facteur génétique de l’otospongiose est fortement soupçonné. Il est à noter que ce trouble est deux fois plus fréquent chez la femme. Il est d’ailleurs très probable que le facteur hormonal intervienne dans cette maladie. En effet, l’évolution de l’otospongiose est fréquemment corrélée aux aléas de la grossesse. Dans la majorité des cas, une intervention chirurgicale sera à même de rétablir une audition normale.

Un barotraumatisme de l’oreille

Egalement connu sous le nom de barotraumatisme otitique, il s’agit d’un accident qui survient de manière fréquente durant la plongée. Notamment durant la phase de descente et, très souvent, lors du passage du premier palier à environ trois mètres de profondeur. Cela provoque des variations de la pression et des volumes gazeux dans l’oreille.
 
Ce phénomène survient la plupart du temps lors de plongées mais on peut également en être témoin lors des phases de décollage et d’atterrissage durant un vol en avion.
Dans des cas plus rares, le barotraumatisme peut parfois toucher l’oreille interne. Il peut également être mixte c’est-à-dire toucher à la fois l’oreille interne et l’oreille moyenne.
 
Dans des cas encore plus rares, le barotraumatisme peut se manifester au niveau de l’oreille externe. C’est le cas par exemple lorsque le canal auditif externe se trouve obstrué par un bouchon de cérumen. Ou bien encore si une cagoule de plongée est trop serrée, engendrant des lésions de la peau du conduit auditif voire, une perforation du tympan due à une hyperpression.

Une anémie sévère

Une personne est dite anémiée lorsque son taux de globule rouges (hématies) ou d’hémoglobine dans le sang est carencé. Cette carence a pour effet de perturber le transport d’oxygène dans le réseau sanguin. Une corrélation a parfois été trouvée entre l’anémie sous sa forme sévère et la présence de symptômes acouphéniques.

Une Borréliose

Egalement connue sous le nom de maladie de Lyme, il s’agit d’une maladie d’origine bactérienne.
 
La bactérie en question est appelée Borrelia burgdorferi et est transmise par l’intermédiaire d’une piqûre de tique infectée. On la qualifie de multiviscérale car susceptible d’affecter divers organes.
La Borréliose connait une évolution lente qui s’étale sur plusieurs années ou décennies, en passant par plusieurs stades. Comme dans le cas de l’anémie sévère, une corrélation a parfois été établie entre cette pathologie et la survenue de symptômes acouphéniques.

Une maladie de Ménière

Cette pathologie est caractérisée par des vertiges, des bourdonnements dans les oreilles ainsi qu’une perte d’audition temporaire. La maladie de Ménière se manifeste par crises répétées. A ce jour, les causes exactes de cette pathologie semblent inconnues. C’est la partie de l’oreille en charge de l’audition et de l’équilibre qui est le plus touchée. Il est à noter que la maladie de Menière n’est pas contagieuse.

Un trouble fonctionnel de l’articulation temporo-mandibulaire

Il s’agit d’un facteur pouvant favoriser la perception d’acouphènes. Le phénomène est le suivant : lors du grincement ou du serrage de dents, les contractions du muscle tenseur du tympan seraient susceptibles d’engendrer des symptômes acouphéniques. Ces contractions tendraient à devenir involontaires ce qui pourrait expliquer une certaine chronicité de l’acouphène.

Les acouphènes cervicales

Nous avons tous des vertèbres dites cervicales qui sont situées au niveau du cou. Parfois, ces vertèbres sont sujettes à un traumatisme (par exemple, un coup du lapin) ou à une arthrose – usure du cartilage de l’articulation – laquelle est une pathologie de type rhumatismale. Ce traumatisme peut engendrer divers troubles tels que des céphalées, des insomnies, des vertiges et, bien entendu, des symptômes acouphéniques.

Une malocclusion dentaire

Il s’agit d’une pathologie caractérisée par une inadéquation des mâchoires entre elles. Cela se révèle très perturbateur pour la fonction musculaire des mâchoires.
 
L’institut Karolinska de Stockholm a étudié l’impact du réalignement de la mâchoire sur l’intensité des symptômes acouphéniques.
Selon cette même étude, il s’avère que 73% des patients ont constaté une réelle diminution de leurs acouphènes. Le fait de restaurer un certain équilibre au niveau de la mâchoire permettrait de réduire la tension musculaire latente et de soulager les patients.

Les effets indésirables de certains médicaments

On appelle médicaments ototoxiques les traitements qui présentent un risques d’effets secondaires indésirables sur le plan de l’audition. Parmi ceux-ci, nous pouvons retenir certains antibiotiques tels les aminoglycosides et l’érythromycine. L’aspirine – à doses très élevées – est également suspectée de jouer un rôle. Certains diurétiques tels que la furosémine, le Lasilix et la bumetamide sont également sous le feu des projecteurs.
Nous pouvons aussi inclure ici certains médicaments contre la malaria tels que la quinine ou bien encore la cloroquine. Certains anti-inflammatoires et traitements de chimiothérapie (par exemple : Cisplatin) sont également suspectés de jouer un rôle aggravant dans la présence de symptômes acouphéniques.
D’autres médicaments peuvent aussi provoquer des lésions au niveau de l’appareil auditif : c’est le cas de certains antidépresseurs et de certains analgésiques comme par exemple l’Ibuprofène ou le Naproxen. Notons que la présence des acouphènes peut être corrélée à une période de sevrage aux benzodiazépines après arrêt ou entre deux doses.

Un taux de cholestérol élevé

Une augmentation du taux de cholestérol, appelée aussi hypercholestérolémie, peut jouer un rôle dans l’apparition ou l’intensité des acouphènes. Ceci est du à l’augmentation de viscosité du sang.

Hypertension et acouphène

L’hypertension agit sur la perception des acouphènes de trois manières : 1- l’hypertension peut provoquer une altération de la microcirculation de l’oreille interne. 2- l’ototoxicité de certains médicaments antihypertenseurs peut être en cause. 3- La sur-sollicitation des vaisseaux sanguins peut être un facteur aggravant, notamment dans le cas des acouphènes pulsatiles.
 
Pour plus de détails, voir notre sujet expert > Les acouphènes pulsatiles

Une hypertension intracrânienne

Le syndrome d’hypertension intracrânienne, également désigné par l’acronyme HTIC, trouve son origine dans une pression excessive du liquide céphalo-rachidien à l’intérieur de la boîte crânienne. Cette pression excessive peut être à l’origine d’acouphènes de type pulsatiles (qui suivent la cadence des battements cardiaques). L’HTIC s’accompagne en général de maux de tête et de vomissements.

La présence de Diabète

Une étude Américaine menée par l’institut National de Santé sur plus de 5 000 personnes âgées de 20 à 69 ans a ainsi mis en lumière une corrélation claire entre diabète et déficience auditive. L’explication tient au fait que le diabète est en mesure de détériorer à la fois les nerfs auditifs et les vaisseaux sanguins de l’oreille interne. Avec à la clé, dans certains cas, un impact sur la survenue de symptômes acouphéniques liées à cette même dégradation de l’appareil auditif.

Le tabagisme

Selon une étude datant de 1998 portant sur près de 4 000 personnes publiée dans le Journal The American Medical Association, le fait de fumer ferait grimper de 70% le risque de déficience auditive.
Cette étude soutient que ce risque augmente avec le nombre de cigarettes fumées quotidiennement. Il est possible que le facteur aggravant ait un rapport avec la perturbation des artères et vaisseaux sanguin.
Il est également possible que le facteur stress entre en jeu. Il faut toutefois pondérer les conclusions de cette étude. En effet, l’Université de Wisconsin-Madison a plus récemment essayé d’établir une corrélation similaire, sans succès.

La Spasmophilie

Les acouphènes font en effet partie des symptômes possibles associés à cette pathologie qui a tendance à toucher davantage les personnes du sexe féminin.
Les manifestations de la Spasmophilie sont en général des spasmes et une hyperexcitabilité musculaire.
Elle survient surtout sous forme de crise. Une tétanie généralisée est déclenchée par une hyperventilation laquelle est la conséquence d’une montée d’angoisse. Les échanges entre calcium et magnésium, au niveau cellulaire, se retrouvent perturbés.

Un problèmes d’orthoptie

Un orthoptiste est un spécialiste de la rééducation des yeux. Il intervient fréquemment en cas de fatigue oculaire, de strabisme, de dégénérescence maculaire liée à l’âge.
En somme, l’orthoptiste est le véritable kinésithérapeute des yeux.
Chez certains patients acouphéniques, une corrélation entre problème d’orthoptie et acouphène est soupçonnée. Nous pouvons ici imaginer qu’une amélioration des performances visuelles dans le cadre d’une ré-équilibration globale peut éventuellement présenter un intérêt sur le plan du système vestibulaire situé dans l’oreille interne lequel joue, rappelons-le, un rôle prépondérant dans l’équilibre.

Une Sclérose en plaque

Il s’agit d’une maladie myélo-dégénérative, auto-immune, qui affecte le système nerveux central notamment le cerveau, les nerfs optiques ainsi que la moelle épinière.
 
La Sclérose en plaque présente plusieurs manifestations symptomatiques dont, parfois, la survenue d’un acouphène. C’est dans le cas ou la maladie atteint le tronc cérébral que peuvent apparaître des troubles auditifs tels qu’une surdité brutale ou bien encore des acouphènes.
 
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Le cas des acouphènes somatosensoriels

Les acouphènes somatosensoriels se distinguent par le fait que l’origine des symptômes est lié à l’atteinte de la tête et du cou plutôt qu’à l’appareil auditif. La façon dont tout ceci se produit est encore floue mais il semblerait que le système nerveux central y joue un rôle important.
 
Le modèle neurologique de désinhibition du noyau cochléaire dorsal (DCN) est l’hypothèse actuellement admise par les praticiens spécialisés. L’acouphène serait causé par une désinhibition de l’activité du noyau cochléaire dorsal, entraînant une atteinte des voies somatiques. Les signaux nerveux provenant du visage, de l’oreille externe et moyenne, ainsi que ceux émanant des nerfs spinaux provenant du cou auraient alors tendance à converger au noyau somatosensoriel médullaire (MSN).
A ce niveau, il apparaît que certaines fibres ont pour fonction de lier MSN et DCN. C’est cette modulation qui serait à l’origine de la désinhibition du noyau cochléaire dorsal entraînant dans son sillage la perception d’acouphènes.

Le Syndrome algo-dysfonctionnel de l’appareil manducateur 

Il s’agit d’un ensemble de symptômes qui touchent surtout les femmes adultes de moins de 40 ans. Il se traduit par des douleurs à la mâchoire, dans la région des oreilles ainsi que près des tempes. La présence d’acouphènes fait également partie des symptômes associés.
La personne sujette témoigne souvent d’une gêne voire, un blocage, lorsqu’il s’agit d’articuler ou bien encore de s’alimenter. Il n’est pas rare qu’une corrélation puisse être établie entre ce syndrome et un traumatisme facial, une malformation au niveau des maxillaires, un degré de stress élevé, une anomalie de type génétique ou bien encore un trouble endocrinien.
Il est à noter qu’un traitement par dispositif occlusal serait en mesure de supprimer les douleurs en 90 jours et ce, dans 9 cas sur 10.

Les Troubles mentaux

Certains troubles, notamment d’ordre émotionnel, peuvent favoriser l’apparition, l’installation ou bien encore l’augmentation des symptômes acouphéniques.
On peut par exemple parler de l’anxiété, de la dépression, des hallucinations auditives, de la psycho-somatisation, de la sensibilité électromagnétique ou bien encore de l’hypocondrie, cette liste n’étant bien entendu pas limitative.
Il faut savoir que la perception des acouphènes est extrêmement liée à l’état émotionnel global de l’individu, que celui-ci en ait conscience ou que ces états soient éminemment inconscients. Les troubles mentaux et émotionnels viennent accentuer les symptômes.

Une Béance tubaire

Egalement connue sous le nom de béance de la trompe d’Eustache du nom du conduit osseux et fibro-cartilagineux reliant la paroi antérieure de l’oreille moyenne au rhinopharynx. Il faut savoir que, la plupart du temps, celle-ci est en position fermée, ne s’ouvrant que de manière occasionnelle pour égaliser la pression de l’air dans l’oreille moyenne.
En cas de béance tubaire, la trompe demeure ouverte. Cela induit très souvent des infections chroniques au niveau de l’oreille. Une sensation d’oreilles pleines et de vertiges peut aussi être constatée.
Les personnes touchées rapportent également une sensation de résonance lorsqu’elles parlent. Ce dysfonctionnement qui touche plutôt les femmes est fréquemment associé à des symptômes acouphéniques. Le traitement le plus efficace demeure la pratique d’une intervention chirurgicale.

Une infection cérébrale

On emploiera l’acronyme SSNHL pour qualifier une perte d’acuité auditive soudaine. Parfois, cette brusque déficience du système auditif peut trouver son origine dans une infection qui touche le cerveau telles que la méningite ou bien encore la syphilis.
Dans la cas de cette dernière, on constate diverses manifestations allant de l’éruption cutanée à l’affection otorhino-laryngologiques (ORL) et neurologiques.
La syphilis peut induire une paralysie des nerfs crâniens qui peut déboucher sur une surdité brutale et bilatérale, parfois accompagnée d’acouphènes. Au stade de syphilis tertiaire, différents symptômes otologiques sont décrits et on remarque que l’acouphène est présent dans 25 % des cas. Une baisse de l’audition ainsi que des vertiges caractérisent parfois une maladie de Ménière.

Acouphènes et Stress

Le rapport entre niveau de stress et gravité de l’acouphène a été mis en lumière dans le cadre d’une étude effectuée en se basant sur l’Échelle de dépression, d’anxiété et de stress (DASS). Près de 200 sujets âgés de 20 à 60 ans ont pris part à celle-ci. L’étude a démontré que les personnes qui avaient le plus haut niveau de stress étaient également celles qui rapportaient avoir des acouphènes sévères et durables.
En réalité, il s’agit d’un cercle vicieux : le stress peut en effet dans certains cas être un facteur déclenchant ou aggravant dans le cadre des acouphènes. Inversement, les symptômes acouphéniques sont très fréquemment considérés comme étant de nature à générer un haut niveau d’anxiété et de stress.
Cette couche émotionnelle supplémentaire s’avère toxique. Le stress ainsi généré par l’acouphène vient augmenter le sentiment d’insécurité de l’individu qui se met alors à percevoir ses acouphènes de manière encore plus forte. Et c’est ainsi que la boucle s’auto-alimente. Parfois pour le pire. Voilà pourquoi il est primordial de briser la spirale en diminuant coûte que coûte l’intensité émotionnelle du stress.

Une carence en vitamine B12 ou en zinc

Lorsque l’organisme manque de vitamine B12, il est possible alors que certaines dysfonctions du système nerveux surgissent. Et dans le sillage de ce phénomène, l’apparition de symptômes acouphéniques voire, un début de déficience auditive. Cette vitamine clé se retrouve dans les aliments d’origine animale tels que les œufs et la viande.
 
Le zinc, de son côté, est un oligo-élément essentiel pour le maintien de l’équilibre en vitamines et minéraux. On retrouverait une concentration supérieur de Zinc au sein de l’oreille interne. Cela expliquerait pourquoi une carence en zinc pourrait se traduire par des symptômes acouphéniques.
 
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Une Hyperlipidémie

Ce déséquilibre métabolique est caractérisé par un excès de lipides dans le sang ce qui inclus le cholestérol et les triglycérides. La personne atteinte d’Hyperlipidémie encourt, à terme, des troubles cardiovasculaires. C’est peut-être ici qu’une corrélation avec les acouphènes est à chercher. Comme nous l’avons vu avec le cas du tabagisme, il est possible que l’altération de la qualité de la circulation sanguine puisse être un facteurs déclenchant et aggravant de certains types d’acouphènes, notamment pulsatiles.

Une Hypothyroïdie ou une hyperthyroïdie

La thyroïde est une petite glande, en forme de papillon, placée dans la partie inférieure du cou. C’est une glande endocrine, son rôle dans l’équilibre hormonal est donc primordial. L’hyperthyroïdie, qui affecte environ 1% des personnes, est caractérisée par une surproduction d’hormones.
 
A l’inverse, l’hypothyroïdie, qui affecte  environ 1% à 2% des femmes et moins de 0,5% des hommes, est caractérisée par une sous-production d’hormones. Lorsqu’un acouphène est corrélé à une hyperthyroïdie, il s’avère être le plus souvent de type pulsatile. L’hypothyroïdie quand à elle entraîne un ralentissement du métabolisme. L’acouphène associé est en général de type continu.

Des troubles du sommeil

Une étude Américaine menée par l’hôpital Henry Ford à Detroit a mis en lumière le rapport entre insomnie et tolérance aux acouphènes. Le manque de sommeil baisserait le seuil de tolérance. Pourquoi ? Eh bien, il est fort possible que des insomnies répétées soient de nature à augmenter le niveau de stress et d’anxiété, deux facteurs clés qui jouent un rôle emportant dans la perception des symptômes acouphéniques.
N’oublions pas que le sommeil constitue avant tout un mécanisme réparateur. Il est aisé d’imaginer qu’un dysfonctionnement de ce processus de réparation puisse favoriser la survenue et la durabilité des acouphènes.

Acouphène idiopathique

On a coutume d’utiliser le qualificatif idiopathique pour désigner un acouphène présentant une origine inconnue. Comme nous venons de le voir, les symptômes acouphéniques peuvent trouver leur source dans de nombreuses pathologies et de multiples dysfonctionnements.
Cependant, il n’est pas rare que le floue autour de la cause soit si épais qu’aucune origine claire ne soit identifiable. En l’absence de solution curative, les voies palliatives à l’efficacité avérée demeurent alors la seule issue envisageable.
 
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