Acouphènes : et si l’alimentation était la solution ?

0
6728
Les liens étroits entre acouphènes et alimentation
Par leurs effets bénéfiques sur le système immunitaire, nerveux et cardio-vasculaire, certains aliments s'avèrent capables de réduire l'intensité des symptômes acouphéniques. A l'inverse, il apparaît que d'autres catégories d'aliments puissent présenter un réel risque sur le plan auditif.

Si le lien entre alimentation et bonne santé n’est plus à prouver, qu’en est-il au sujet des acouphènes ? Est-il possible que les bourdonnements et autres sifflements d’oreille puissent trouver une origine dans ce que nous mangeons ? Ou encore ce que nous ne mangeons pas ? Si c’est effectivement le cas, est-il possible d’adopter une saine stratégie alimentaire afin de réduire et soulager les symptômes acouphéniques ? A travers ce sujet, nous verrons qu’il existe des aliments à éviter et d’autres à privilégier. Nous verrons également qu’il est possible d’opter pour divers types de supplémentation dans l’hypothèse où une carence serait à l’origine d’une aggravation de l’acouphène.

🖊 Ci-dessous, une courte introduction vidéo. Pour plus d’informations et de détails sur ce sujet Acouphènes-alimentation, nous vous invitons à parcourir le dossier complet situé sous la vidéo.

Acouphènes : quels aliments éviter ?

Les aliments a fort pouvoir allergique

Certains aliments possèdent des propriétés allergènes qui peuvent engendrer une vive réaction du système immunitaire. C’est le cas, par exemple, de certains produits à base de cacao, de soja, de lactose. C’est également le cas des produits contenant du fromage, de l’œuf.
Les avocats, les bananes et des agrumes trop mûres peuvent aussi, parfois, favoriser le déclenchement d’une réaction allergique.
Or, une telle réaction est la manifestation d’une défense de l’organisme lequel se croit, à tort, agressé. En résulte souvent une réaction inflammatoire et c’est précisément cette réaction, si elle touche la région de l’appareil auditif, qui est de nature à aggraver les symptômes acouphéniques.
Prenez le contrôle de vos acouphènes grâce à la solution numérique Diapason

Les habitudes alimentaires qui sur-stimulent le système nerveux

La consommation, en quantité inappropriée, de certaines excitants tels que le café, le thé, le chocolat et certains sodas tend à stimuler le système nerveux. Or nous savons aujourd’hui que la perception des acouphènes est étroitement liée à l’état neurologique du patient.
Plus le cerveau est « agité », notamment la partie limbique qui gère les émotions, plus le cortex auditif qui gère les sons sera sensible et moins il pourra jouer son rôle de filtre.
Or, c’est ce défaut de filtrage qui engendrera bien souvent une perception aggravée des symptômes acouphéniques. D’où l’importance, au sein d’une approche globale qui prenant en considération l’alimentation et l’hygiène de vie, de réguler voire, si nécessaire de supprimer, l’apport quotidien d’excitants.
Il est à noter de plus que ce type de coutume alimentaire provoque une accoutumance. Or celle-ci a tendance à engendrer, à terme, des risques de symptômes anxieux et dépressifs qui peuvent alimenter l’état de stress et donc, favoriser l’intensité et la persistance des acouphènes.

L’apport en sel

Le sel, de part ses propriété rétensives, a un impact direct sur la pression sanguine. Or nous savons que l’hypertension peut jouer une rôle clé dans la survenue des bourdonnements d’oreille et autre sifflements parasites, qui plus est lorsqu’il s’agit d’un acouphène pulsatile. C’est la raison pour laquelle il est recommandé de réguler avec sérieux sa consommation de sel.
Pour ceux qui auraient du mal à s’y résoudre, sachez qu’il est tout à fait possible d’opter pour des substituts tels que la sauge, le paprika, le gingembre, le curry ou toute autres épices aromatisantes et exhausteurs de goût.

Les aliments chargés en graisses saturées

Les viandes grasses, le jaune d’œuf, l’huile de palme ainsi que les produits laitiers, pour ne citer que quelques exemples, sont autant d’aliments riches en graisses saturées.
Celles-ci, mauvaises pour l’organisme lorsqu’elles sont absorbées en trop grande quantité, augmentent le risque de développer une maladie cardio-vasculaire.
C’est, entre autre, à cause de la corrélation qu’il existe entre acouphène et troubles circulatoires qu’il est vivement recommandé de surveiller la consommation de ce type d’aliments.

Acouphènes : quels aliments privilégier ?

Les aliments riches en P-carotène et vitamine A

La carotène ainsi que la vitamine A seraient capables d’aider les cellules sensorielles de l’oreille interne, appelées cellules ciliées, à se protéger et à se régénérer.
Une alimentation riche en P-carotène et vitamine A pourrait également présenter des bienfaits au niveau des cellules épithéliales de l’oreille moyenne.
Dans cette optique, il est conseillé de privilégier la consommation de laitue, tomates, courgettes, citrouille et carottes. Autant d’aliments aux qualités nutritionnelles adaptées à cette stratégie de protection de l’appareil auditif.

Les aliments riches en vitamine D et en calcium

On considère que la vitamine D et le calcium, via une action conjointe, sont capables de renforcer les structures osseuses de l’oreille telles que, par exemple, le petit os du tympan. Cela permettrait en outre de réduire le risque d’ostéoporose et d’otosclerosis.
Sur le plan de l’alimentation, il est ici conseillé de privilégier les aliments riches en calcium tels que les épinards, le cresson, les bettes, le chou ou bien encore les amandes, les noisettes et les fruits secs.
La vitamine D, laquelle favorise grandement l’absorption du calcium par l’organisme, se retrouve en abondance dans le foie de morue ainsi que dans le hareng, le maquereau, la sardine et le saumon.

 

L’ananas pour ses vertus anti-inflammatoires

L’ananas possède des propriétés anti-inflammatoires qu’il tire d’une enzyme spéciale présente dans sa chair : la broméline. Celle-ci est régulièrement utilisée pour traiter tendinites, entorses et autres maux de gorge et d’oreilles. Cette action anti-inflammatoire est de nature à préparer un terreau fertile à la lutte contre les symptômes acouphéniques.

Les canneberges pour ses propriétés anti-oxydantes

La canneberge est un petit fruit, gustativement riche, qui se singularise de par sa teneur en potassium, calcium et magnésium. Bourré d’anti-oxidants, on lui attribue la capacité de réduire les manifestations inflammatoires ainsi que les troubles anxieux et nerveux. Cette action apaisante pourrait expliquer pourquoi il s’avère pertinent de consommer des canneberges dans le cadre de la réductions des symptômes acouphéniques.

Le germe de blé pour ses apports en acide linoléique

L’acide linoléique, plus connu sous le nom de vitamine F, est un nutriment qui joue un rôle clé dans l’équilibre de l’organisme.
En effet, il s’avère qu’il possède une fonction de régulation hépatique, d’assimilation lipidique et glucidique ainsi qu’une fonction régulatrice au niveau de la pression sanguine.
Le germe de blé se caractérise en outre par une teneur intéressante en vitamine B. Or cette dernière semble fortement impliquée dans l’amélioration des impulsions nerveuses. C’est grâce à la présence de cette vitamine que le germe de blé semble être un aliment idéal dans le cadre de la réduction de l’anxiété et, dans une plus large mesure, de la réduction des symptômes acouphéniques lesquels apparaissent étroitement liés à l’état émotionnel du patient.
Diapason est une solution numérique qui permet aux personnes souffrant d'acouphènes chronique de se soigner à leur rythme

Acouphènes : les supplémentations à envisager

Une supplémentation en mélatonine

Considérée comme étant l’hormone du sommeil de par ses fonctions régulatrices sur les rythmes chronobiologiques, la mélatonine intervient dans un grand nombre de mécanismes endocriniens.
Essentiellement synthétisée la nuit, elle semble également posséder des vertus anti-oxydantes et bénéfiques pour le système immunitaire.
En outre, son impact positif sur la qualité du sommeil pourrait expliquer, entre autre, son intérêt dans le cadre de la réduction des symptômes acouphéniques. Dans l’alimentation, il est possible de trouver des sources de mélatonine dans les noix et noisettes ainsi que dans le maïs.

Une supplémentation en Pellagra Preventive

Appelée également PP ou bien encore Niacine, elle n’est autre que la vitamine B3.
Indispensable au bon fonctionnement métabolique, elle oeuvre à transformer les glucides, les lipides et les protides en énergie pour l’organisme. Son rôle dans la formation des globules rouges est également avéré.
C’est lorsque l’on se penche sur les effets secondaires induits par une carence en Vitamine B que l’on visualise mieux les corrélations possibles avec les acouphènes. Insomnie, anxiété, irritabilité et troubles de la concentration sont quelques exemple de conséquences induites par une carence en niacine. Pour contrer ce manque, il est recommandé de consommer des anchois, du poulet, des germes de blé ainsi que du foie et des rognons.

Une supplémentation en lécithine

Egalement appelée phosphatidylcholine, il s’agit d’une substance qui est naturellement produite par le foie. La lécithine se trouve être un des composants essentiels du système nerveux que l’on retrouve en grande quantité dans le cerveau.
Son action protectrice vient du fait qu’elle participe activement à préserver la viscoélasticité de la membrane de nos cellules cérébrales.
Il est possible de se procurer de la lécithine dans des aliments tels que la viande, les produits laitiers et la œufs. Côté végétal, citons le soja ainsi que les haricots peuvent constituer des apports quoique plus faibles au regard des sources animales.

Une supplémentation en zinc

Le zinc est un oligo-élément qui agit sur plusieurs tableaux. Mais c’est son rôle clé dans l’activation des enzymes qui en font un allié précieux sur le plan immunitaire, hormonal et circulatoire. Il se trouve aussi que nos sens ont besoin du zinc pour fonctionner correctement.
On lui prête en outre un pouvoir anti-oxydant. Dans le cadre du soulagement des acouphènes, il apparaît que le zinc serait en mesure, de par son action sur le métabolisme des graisses, de préserver le réseaux artériel de l’appareil auditif.

Côté alimentation, on retrouve des sources de zinc dans les huîtres, le bœuf, le foie de veau (cuit), les fruits de mer et le pain de seigle.

Une supplémentation en magnésium

Neuvième élément le plus abondant dans l’univers, le magnésium est considéré comme un métal alcalino-terreux. Sa contribution au fonctionnement de l’organisme est énorme. En effet, le magnésium interviendrait dans plus de trois cents réactions enzymatiques.
Sur le plan auditif, une carence en magnésium affecterait directement l’artère de l’oreille. De plus, son impact sur le système nerveux expliquerait pourquoi on le lie souvent au stress. Un manque de magnésium entraînerait des risques d’anxiété, d’insomnie, d’hyper-émotivité et de fatigue chronique. Dans certains cas, cette carence s’accompagnerait de symptômes tels que des fourmillements, des convulsions, des céphalées, de la spasmophilie ainsi que des cervicalgies.
Les symptômes acouphéniques pourraient eux-aussi être directement corrélés à un déficit de magnésium dans l’organisme. Au sein de l’alimentation, le magnésium se retrouve par exemple dans les céréales complètes, les fruits de mer, le cacao, les lentilles, les pois chiches, les graines de sésame, les bananes et les noix de cajou.

Une supplémentation en vitamine B12

Par son action sur la synthèse des neurotransmetteurs, la vitamine B12 est essentielle au bon fonctionnement cérébral. Son rôle clé dans la protection de la gaine de myéline des nerfs explique pourquoi on la considère comme essentielle au bon fonctionnement du système nerveux.
C’est également la raison pour laquelle il paraît pertinent d’opter pour une supplémentation en vitamine B12 dans le cadre de la réduction des symptômes acouphéniques. On trouve celle-ci dans les viandes, les fruits de mers, les poissons, le fromage et les œufs.

Il est noter que toute supplémentation ne doit pas être débutée sans l’avis préalable d’un médecin ou d’un pharmacien. En effet, cette option n’apparaît pertinente qu’à la condition qu’une carence soit suspectée. Dans le cas contraire, les risques de sur-consommation pourrait engendrer, selon les cas, d’autres types de complications.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here